© INTERNELes députés israéliens ont infligé lundi soir un camouflet au Premier ministre Ariel Sharon en rejetant son discours d'ouverture de la session parlementaire. Ce vote, par 53 voix contre 44, n'a pas de conséquence juridique et n'a de valeur que symbolique. Mais il signifie une nouvelle fois au chef du gouvernement que sa base n'approuve pas son plan de désengagement de la bande de Gaza.
Sous les huées des élus, Ariel Sharon s'était engagé plus tôt à soumettre ce plan controversé au vote des députés israéliens le 25 octobre. Il s'agit de démanteler d'ici fin 2005 21 colonies juives de la bande de Gaza ainsi que de 4 des 120 implantations de Cisjordanie. Un programme d'indemnisation des colons dépossédés sera présenté au Parlement la première semaine de novembre.
Soutien travailliste ?
Malgré l'opposition des membres de sa propre coalition, le texte de Sharon pourrait passer grâce au soutien des travaillistes dont le chef de file, Shimon Peres, a déclaré lundi qu'il était "contre le gouvernement, pas contre la paix". L'ancien Premier ministre israélien a toutefois indiqué qu'il préférerait la recherche d 'un dialogue avec les Palestiniens plutôt qu'un retrait unilatéral.
Le Premier ministre a bien failli subir un second revers, celui-là avec des conséquences juridiques bien réelles. En effet, il s'en est fallu d'une voix pour que la motion déposée par le Parti travailliste sur la politique économique et sociale du gouvernement ne réunisse les 61 suffrages nécessaires à son adoption. Une seconde motion de censure a quant à elle été rejetée sans souci.
(Image d'archive : Ariel Sharon)
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