© lciL'opération "jour de pénitence" se poursuivra dans le nord de la bande de Gaza. "L'opération progresse de façon satisfaisante, nos forces agissent de façon professionnelle et efficace, ce n'est pas une opération courte, nous devrons agir tant que le danger existera", a indiqué le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, dimanche à la radio militaire.
Selon le Premier ministre, l'opération au cours de laquelle une soixantaine de Palestiniens ont été tués depuis mardi, vise deux objectifs : "éloigner les lance-roquettes afin que les localités juives au-delà de la frontière ne soient plus à leur portée " et " agir pour que les terroristes ne puissent pas bombarder les implantations [israéliennes dans la bande de Gaza] maintenant et pendant l'évacuation" prévue l'an prochain.
"Attaque sauvage"
Le dirigeant palestinien Yasser Arafat a appelé samedi le "monde à agir immédiatement et rapidement" pour stopper "l'attaque sauvage, criminelle et inhumaine" d'Israël. De son côté, le Premier ministre palestinien Ahmad Qoreï a indirectement appelé à un arrêt des tirs de roquettes palestiniennes sur Israël dans l'"intérêt du peuple palestinien". Le Hamas envoie des messages contradictoires, les uns menaçant la ville israélienne Ashkelon de ses tirs de roquettes, les autres se disant prêts à cesser les attaques si l'opération israélienne prenait fin.
"Appel à la raison"
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a réitéré sa condamnation des incursions israéliennes dans la bande de Gaza, estimant que "le mutisme total du quartette (ONU, Etats-Unis, Union européenne, Russie) sur les crimes israéliens constitue une grande faille dans sa position vis-à-vis du processus de paix au Proche-Orient". Samedi à Rome, le ministre français des Affaires étrangères, Michel Barnier, a exprimé sa "très grave préoccupation pour les événements de Gaza" et a lancé "un appel à la raison aux Israéliens et aux Palestiniens".
Vendredi, Washington a demandé à Israël d'avoir uniquement recours à une "force proportionnelle" dans ses opérations militaires. Le département d'Etat s'est refusé à condamner les raids et a insisté sur le droit d'Israël à se défendre mais a "relevé avec regret les victimes civiles". Jeudi, le secrétaire général de l'ONU a exprimé son inquiétude devant "l'escalade de la violence et l'augmentation des victimes des deux côtés" et demandé "aux deux parties de cesser immédiatement toute forme de violence", a déclaré le porte-parole de Kofi Annan dans un communiqué.
(Image LCI : dans la nuit de samedi à dimanche à Jabaliya)
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