Les otages français vivants il y a un mois

Par D.S. (avec AFP), le 13 novembre 2004 à 07h52 , mis à jour le 13 novembre 2004 à 09h51

Les familles des deux journalistes français ont reçu fin octobre une cassette datée du début du mois dans laquelle Christian Chesnot et Georges Malbrunot apparaissent en bonne santé. Jeudi soir, leur compagnon syrien a été retrouvé vivant.

chesnot et malbrunot

Le 3 octobre, Christian Chesnot et Georges Malbrunot étaient encore en vie, en bonne santé. C'est du moins ce que laisse penser un enregistrement daté de ce jour et remis aux familles des deux journalistes par le ministère des Affaires étrangères français vers le 20-25 octobre. Selon le frère de Georges Malbrunot, Bernard, les deux hommes apparaissent "côte à côte, pas trop amaigris, ils n'ont pas l'air trop fatigué et ils sont vêtus d'un maillot blanc".

"Mon frère dit qu'il s'appelle Georges Malbrunot, qu'il travaille au Figaro et qu'on est le 3 octobre", a relaté Bernard Malbrunot. Tous deux "parlent en anglais et en arabe et disent qu'ils sont en bonne santé. C'est tout", a-t-il poursuivi, ajoutant qu'il n'avait pas reçu d'autre cassette depuis. Pour sa part, le ministre français des Affaires étrangères a déclaré que Paris n'avait plus de contacts directs avec le groupe détenant les deux journalistes mais cherchait à reprendre ces contacts.

Al Joundi libéré


A Falloujah - LCI 

Christian Chesnot, 37 ans, et Georges Malbrunot, 41 ans, avaient été capturés le 20 août au sud de Bagdad avec leur accompagnateur syrien, Mohamed al-Joundi. Ce dernier a été retrouvé vivant jeudi soir à Falloujah, à l'ouest de Bagdad, selon un porte-parole militaire américain. Leur enlèvement a été revendiqué par un groupe s'appelant Armée islamique en  Irak. Retrouvé menotté, le Syrien aurait expliqué à ses libérateurs avoir été séparé des deux Français un mois auparavant.

Au nord de Falloujah, que les Américains affirment avoir repris aux rebelles vendredi, les soldats américains ont détruit une des maisons où des exécutions auraient été commises et dans laquelle des bandes vidéo montrant des otages auraient été tournées. "Nous avons découvert les maisons qui étaient utilisées par les ravisseurs pour égorger les otages, les habits noirs qu'ils portaient et des centaines de CD et de registres remplis de noms", a indiqué l'officier qui n'a pas précisé s'il était fait mention de la Britannique Margaret Hassan ou des deux Français.

(Image d'archives - DR : les deux journalistes français)

Par D.S. (avec AFP) le 13 novembre 2004 à 07:52
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