En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
ARCHIVES

Le film de la libération

Edité par avec
le 23 décembre 2004 à 11h10
Temps de lecture
5min
Sur le sol français

L'avion vient de s'immobiliser sur la piste. La porte s'ouvre. Le premier, Georges Malbrunot descend de l'appareil et apparaît aux yeux de ses proches venus l'accueillir. Photo LCI. /

A lire aussi
MondeAvec les déclarations officielles du gouvernement et celles, anonymes, de responsables de la DGSE, nous avons tenté de reconstituer les principales étapes qui ont abouti à la libération de Christian Chesnot et Georges Malbrunot.

Début octobre : les négociateurs tentent de reprendre contact avec les ravisseurs, échaudés par l'opération "Julia". Le processus, mené essentiellement par la DGSE (une centaine de personnes mobilisées) avec des intermédiaires, s'avère long et difficile.

 

Deuxième semaine de décembre : un responsable de la DGSE, cité anonymement par Libération, explique que la "discussion prend un tour plus technique et que les modalités de libération sont envisagées". Un avion militaire est "pré-positionné" en Jordanie, au cas où.

 

18 décembre : selon Michel Barnier, interrogé au 20 heures de TF1, un "intermédiaire fiable et sérieux", avec lequel les discussions ont débuté trois semaines auparavant, "apporte une nouvelle preuve de vie" de Christian Chesnot et Georges Malbrunot. La libération semble possible dans un avenir proche, d'autant que le secret est cette fois bien gardé. Aucune interférence ne vient donc polluer les négociations.

 

Matin du 21 décembre : un rendez-vous est pris avec l'Armée islamique en Irak pour procéder à la libération, sans en référer à l'armée américaine ou au gouvernemnent irakien. Les ravisseurs font  faux bond, mais acceptent néanmoins une autre rencontre quelques heures plus tard.

 

21 décembre, 17h à Bagdad (15h à Paris) : le nouveau rendez-vous se déroule dans un terrain vague situé à l'Ouest de Bagdad, dans "un quartier particulièrement difficile" selon Michèle Alliot-Marie, la ministre de la Défense .

 

Selon le responsable des services secrets interrogé par Libération, les "ravisseurs sont extrêmement tendus, nerveux, armes apparentes de leur côté". En face, la quinzaine de membres du service action de la DGSE qui participe directement à l'opération ne porte pas d'armes. La présence de tireurs d'élite à l'arrière semble très plausible pour couvrir tout dérapage.

 

L'échange ne dure que quelques minutes. Dès que les deux journalistes sont remis au commando français, le convoi "part aussitôt vers un lieu sécurisé qui n'est pas l'ambassade de France". Les anciens otages passeront également dans un "endroit sécurisé" –le même ?-, sans que les autorités précisent s'il s'agit ou non de l'ambassade.

 

21 décembre,  18h55 à Bagdad (16h55 à Paris) : après avoir remis les deux hommes, l'Armée islamique en Irak fait parvenir son communiqué à Al Jazira. La DGSE aurait évidemment préféré garder le secret le plus longtemps possible.

 

21 décembre, 17h30 à Paris (19h30 à Bagdad) : le Quai d'Orsay confirme la libération. Matignon et l'Elysée suivent dans la foulée.

 

22 décembre, 12h20 à Bagdad (10h20 à Paris) : Christian Chesnot et Georges Malbrunot décollent de l'aéroport à bord d'un C130 atterri auparavant avec l'accord de l'armée américaine et du gouvernement irakien. Entre le "lieu sécurisé" et l"aéroport, "il y avait encore différents barrages, c'est-à-dire différents endroits extrêmement dangereux à franchir" souligne Michèle Alliot-Marie.

 

(photo : Georges Malbrunot à son arrivée mercredi soir)

 

Commenter cet article

      Nous suivre :
      Halloween : Rémi Gaillard se fait clown entarteur

      Halloween : Rémi Gaillard se fait clown entarteur

      logAudience