© AFPPlus de doute, Viktor Iouchtchenko a bien été victime d'un empoisonnement. Et sans doute le poison retrouvé dans son organisme a-t-il été administré délibérément. Après une seconde batterie de tests sur le candidat de l'opposition à l'élection présidentielle en Ukraine, ses médecins viennois ont conclu formellement à une empoisonnement à la dioxine. "Nous soupçonnons une cause provoquée par une tierce partie", a précisé Michael Zimpfer, médecin-chef du Rudolfinerhaus, la clinique privée du nord de la capitale autrichienne où l'homme politique a été admis à plusieurs reprises. "Nous avons identifié une très forte concentration de dioxine, de l'ordre du gramme (...), soit dans des proportions se situant mille fois au-dessus des niveaux habituellement trouvés dans le sang et les tissus", a ajouté le praticien.
Les spécialistes fondent leur diagnostic sur des "changements cutanés, des échantillons de sang et des découvertes histologiques", c'est-à-dire sur une étude des tissus au microscope. L'équipe soignante a examiné le fonctionnement de tous les organes, y compris le squelette, pour établir les causes de la maladie, restées mystérieuses depuis septembre. Les médecins ont précisé avoir eu recours à la médecine nucléaire. Ils ont également procédé à des prélèvements, notamment sur la muqueuse des intestins, ce à quoi Iouchtchenko s'était toujours refusé jusqu'à présent.
Apte au travail
L'état général de Iouchtchenko s'est "beaucoup amélioré", ont encore indiqué les médecins. "Le patient est en mesure de travailler et sa maladie n'est pas contagieuse", a précisé le Dr Nikolaï Korpan, un cryo-chirurgien d'origine ukrainienne qui avait déjà traité l'homme politique ukrainien en septembre à Vienne. Interrogés sur l'acné chlorique qui grêle le visage de l'homme politique, les médecins ont indiqué que cette affection cutanée, caractérisée par des kystes jaunes et des comédons non inflammatoires, "sera longue à guérir, compte tenu de la sévérité des symptômes".Un responsable du ministère russe de la Santé (qui n'a pas examiné l'opposant russe) a toutefois mis en doute samedi le diagnostic établi par les médecins autrichiens. "La dioxine n'est pas un poison à effet immédiat, l'empoisonnement se développe pendant des années, des dizaines d'années, et donc il est impossible qu'une dose reçue un jour cause l'empoisonnement le lendemain", a déclaré à la station de radio Echo de Moscou Iouri Ostapenko, chef du centre d'information en toxicologie auprès du ministère russe de la Santé. "Il est vrai que les dommages causés à la peau constituent un des premiers signes d'empoisonnement à la dioxine, mais c'est une forme très caractéristique d'acné", a souligné le responsable qui "met en doute la manière d'inoculer le poison à la victime" telle que cela a été diagnostiqué par les médecins autrichiens.
Un responsable du ministère russe de la Santé (qui n'a pas examiné l'opposant russe) a toutefois mis en doute samedi le diagnostic établi par les médecins autrichiens. "La dioxine n'est pas un poison à effet immédiat, l'empoisonnement se développe pendant des années, des dizaines d'années, et donc il est impossible qu'une dose reçue un jour cause l'empoisonnement le lendemain", a déclaré à la station de radio Echo de Moscou Iouri Ostapenko, chef du centre d'information en toxicologie auprès du ministère russe de la Santé. "Il est vrai que les dommages causés à la peau constituent un des premiers signes d'empoisonnement à la dioxine, mais c'est une forme très caractéristique d'acné", a souligné le responsable qui "met en doute la manière d'inoculer le poison à la victime" telle que cela a été diagnostiqué par les médecins autrichiens.
Les effets des dioxines |
(Image afp/ archives : Iouchtchenko avant - après)
(Image afp/ archives : Iouchtchenko avant - après)
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