Vers un cabinet d'Union nationale en Israël

Par F.A., le 10 décembre 2004 à 08h45 , mis à jour le 10 décembre 2004 à 14h06

Ariel Sharon a obtenu jeudi soir le feu vert du Likoud pour faire entrer l'opposition travailliste dans son gouvernement. Les discussions avec Shimon Peres devraient débuter la semaine prochaine.

[Expiré] [Expiré] sharon peres © afp

Ariel Sharon a donc convaincu son parti de faire entrer les Travaillistes dans un cabinet d'Union nationale. Jeudi soir, le Likoud s'est en effet largement prononcé (62% contre 38%) en faveur de l'entrée du parti de Shimon Peres au gouvernement.

 

Sans majorité depuis le rejet du budget la semaine dernière par les petits partis qui lui servaient d'appoint, le Premier ministre israélien devrait donc pouvoir appliquer son plan de retrait unilatéral de la bande de Gaza, prévu pour le premier semestre 2005. Il évite également la tenue d'élections législatives anticipées qui s'annonçaient périlleuses. "Mon plan a été approuvé par le cabinet et tous les ministres du Likoud. Il a reçu le feu vert d'une importante majorité à la Knesset et il faut en finir avec les atermoiements et permettre à Israël d'avancer et de saisir des occasions historiques" a proclamé Ariel Sharon à l'issue du vote.

 

Vote des travaillistes samedi

 

Ariel Sharon a téléphoné dès vendredi matin à Shimon Peres pour l'inviter à engager au plus vite les discussions. Celles-ci devraient débuter dès le début de la semaine prochaine Le parti travailliste, victime de dissensions internes, doit en effet encore approuver le principe de l'alliance. Le vote devrait avoir lieu samedi soir. "Je me bats pour parvenir à un gouvernement d'union Nationale. Tout le reste n'est que peccadille" affirme Shimon Peres.

 

Ariel Sharon devrait également adresser des invitations à deux partis ultra-orthodoxes, le Shass et le Judaïsme unifié de la Torah. Il gouverne actuellement en s'appuyant uniquement sur les 40 députés de son parti, sur 120.

 

Nouveau couac diplomatique avec la France

Les propos de l'ambassadeur de France en Israël, Gérard Araud, selon lesquels les Israéliens étaient atteints d'une "névrose anti-française", ont provoqué un couac dans les relations souvent tumultueuses entre les deux pays. 

Le ministère israélien des Affaires étrangères a jugé ces propos "inacceptables" et "ne contribuant pas aux efforts de la France et d'Israël pour améliorer leurs relations". Mais un porte-parole du ministère, Yigal Palmor, a estimé qu'ils "n'affecteraient pas les relations entre les deux pays" et en particulier la visite de Nicolas  Sarkozy.

(photo afp d'archives-Gali Tibbon : Shimon Peres, à gauche ; Ariel Sharon,  à droite)

Par F.A. le 10 décembre 2004 à 08:45
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