Asie, deux semaines après…

Par AFP, le 09 janvier 2005 à 15h50 , mis à jour le 09 janvier 2005 à 15h56

Le bilan des victimes est désormais de 156 000 tués, dont de nombreux enfants. Il devrait s'alourdir. La crainte des épidémies est pour l'instant écartée. L'aide internationale, y compris financière, commence à parvenir à tous les sinistrés.

asie_destruction_villageUn village de pêcheurs ravagé par la vague : seul un bâtiment est resté debout © LCI

Les victimes

Deux semaines après les tsunamis qui ont ravagés plusieurs pays d'Asie, le bilan des morts confirmés s'établissait dimanche à 156 000 mais devait encore s'alourdir. Parmi les onze pays concernés, l'Indonésie est le plus touché avec 104 000 morts et 15 420 disparus. Au Sri Lanka, où un alerte au cyclone a été déclenchée dimanche, on compte 30 000 morts et  4900 disparus. Le bilan officiel en Inde est de 15 600 victimes, dont 5600  disparus. En Thaïlande, 5300 personnes sont mortes et 3445 disparues. Des ressortissants de plus de 50 pays sont morts dans les raz de marée, dont  20 pays européens.

Aucune épidémie ne s'est déclarée jusqu'à présent. Mais dans les régions les plus reculées, de nombreuses victimes sont sans soins et le terrain reste propice aux maladies. Par ailleurs, un million et demi d'enfants ont souffert des raz de marée, selon l'Unicef. Beaucoup de survivants se retrouvent orphelins ou sont traumatisés. Des informations ont fait craindre un trafic d'enfants mais jusqu'à présent peu de cas se sont vérifiés. Le gouvernement indonésien a réagi rapidement en  interdisant les adoptions et introduisant des contrôles des mouvements des enfants.

Aide internationale

Après un début plutôt lent, les secours se sont mis en branle avec l'aide de l'armée américaine et d'autres forces. Des goulets d'étranglement sont apparus sur des aéroports en Indonésie et au Sri Lanka et des problèmes de logistique freinent l'acheminement de l'aide entre les aéroports et les sinistrés. L'Inde s'est singularisée en refusant l'aide étrangère. La Thaïlande se distingue par sa rapidité à surmonter l'épreuve.

Les gouvernements se sont lancés dans une surenchère publique des dons qui dépassent les quatre milliards de dollars. Mais beaucoup de promesses sont assorties de conditions. Parmi les promesses les plus importantes, on compte celles de l'Australie, du Japon et de l'Allemagne. Outre les gouvernements, particuliers et entreprises ont versé des dons de centaines de millions d'euros.

Une grande conférence internationale jeudi à Jakarta a promis de reconstruire les régions saccagées et créer un système d'alerte aux tsunamis dans l'Océan indien. Les donateurs se retrouvent mardi à Genève pour transformer les promesses en dons concrets. De nombreux dirigeants se sont aussi rendus dans les pays touchés. La Grande-Bretagne a annoncé vendredi que les sept pays les plus  industrialisés du monde avaient décidé de soutenir un moratoire de la dette  extérieure des nations victimes des raz de marée.

Dégâts à l'environnement

Le long des côtes, l'environnement a beaucoup souffert des tsunamis. Des coraux se sont retrouvés sur des collines, des zones de pêche ont été dévastées, des arbres déracinés. Des scientifiques ont souligné que là où des récifs coralliens et mangroves avaient été protégés, ils ont en partie absorbé les vagues. Mais là où ils avaient disparu, le choc a été frontal. Le Programme de l'ONU pour l'environnement (PNUE) a débloqué un million de dollars pour une aide immédiate liée à l'environnement.

Par AFP le 09 janvier 2005 à 15:50
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