Asie : les Européens se voudraient plus efficaces

Par AFP, le 08 janvier 2005 à 08h28 , mis à jour le 08 janvier 2005 à 08h14

Après le désastre en Asie qui a suscité un élan de solidarité exceptionnel dans la population, l'UE s'est engagée vendredi à poursuivre son effort et à définir "un plan d'action opérationnel" pour traiter les catastrophes majeures.

camp refugies indonsie

Les ministres européens des Affaires étrangères, de la coopération et de la Santé ont réaffirmé vendredi à Bruxelles le message lancé par l'Europe dès le début de la crise, en rappelant "le rôle premier des Nations unies dans la coordination et la gestion des secours aux victimes" de la catastrophe, qui a fait plus de 150 000 morts confirmés dans un total de douze pays.

"Aujourd'hui, c'est encore le temps de l'urgence", a remarqué Michel Barnier à l'issue de cette réunion extraordinaire qui a rassemblé quelque 50 ministres de l'UE. S'ils on insisté sur la prévention du "risque avéré d'épidémies", les ministres ont aussi souligné "l'importance décisive d'assurer une transition efficace entre la phase humanitaire, la phase intermédiaire de réhabilitation et la phase à plus long terme de reconstruction".

Crainte de détournements

"L'aide devrait aller aux régions les plus touchées et aux personnes les plus démunies, en particulier les enfants", indiquent les conclusions du conseil, une allusion discrète au risque de détournement d'une aide internationale promise à hauteur de plusieurs milliards de dollars. A cet égard, les ministres de l'UE ont confirmé l'enveloppe de plus de un milliard et demi d'euros avancée par la Commission européenne et les Etats membres.

L'Europe s'engagera également sur le renforcement des mesures de prévention, d'alerte précoce et de préparation aux catastrophes lors de la conférence prévue ce mois-ci à Kobe (Japon) et les ministres ont apporté leur appui à l'initiative allemande d'organiser plus tard dans l'année une conférence internationale sous les auspices de l'ONU.

Carence logistique

Les ministres ont chargé la Commission d'étudier "les possibilités de développement d'une capacité de réponse rapide de l'Union : structure de planification, de coordination et de mobilisation des moyens. Michel Barnier a évoqué à cet égard "un petit état-major basé à Bruxelles de coordination des unités nationales et régionales dédiées à cette force".

Le ministre français de la Santé, Philippe Douste-Blazy, qui revenait du Sri Lanka, a estimé que cette catastrophe avait souligné le manque d'efficacité logistique des Européens. Les ministres européens des Affaires étrangères reviendront sur les mesures évoquées vendredi le 31 janvier lors d'une nouvelle réunion à Bruxelles.

(Image d'archives : réfugiés en Indonésie)

Par AFP le 08 janvier 2005 à 08:28
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