© INTERNEUne seconde voiture piégée a explosé lundi après-midi à l'ouest de la Zone verte, quartier ultra-sécurisé du centre de Bagdad. Aucun bilan n'est encore disponible. Quatre personnes ont été tuées, dont deux policiers, et au moins 25 autres ont été blessées dans un premier attentat suicide à la voiture piégée survenu dans la matinée à Bagdad près du siège du parti du Premier ministre irakien Iyad Allaoui, tout proche de la Zone verte.
Dimanche, plus de 40 personnes ont péri dans les violences en Irak, dont 18 gardes nationaux tués dans une attaque suicide au nord de Bagdad, qui a été revendiquée par le groupe de l'islamiste Abou Moussab al-Zarqaoui. Une voiture piégée a explosé à 8 heures près d'un bus transportant des gardes nationaux, tuant 16 d'entre eux et un civil, à proximité de Balad. Deux autres gardes ont succombé à leurs blessures pendant leur transfert à l'hôpital.
Un tract, signé du groupe Al-Qaïda au pays du Rafidaïn (Mésopotamie), a affirmé qu'"une revanche a été prise, avec l'aide de Dieu, sur des agents de l'apostat (le Premier ministre irakien Iyad) Allaoui dans un camp de Balad". Le texte, dont l'authenticité ne peut être vérifiée, a été distribué et placardé sur des bâtiments publics à Balad, Samarra et Dhoulouiyah. Il avertit que "les prochains jours connaîtront plus de résistance et que ces agents seront attaqués dans leurs maisons".
Multiplication des attentats
Vingt autres Irakiens ont été tués dans d'autres attaques à travers le pays, selon des sources sécuritaires. Un membre du conseil de la province de Salaheddine et ses quatre gardes du corps ont été assassinés dans une embuscade tendue par des inconnus près d'al-Doujeil. Trois policiers ont été tués et un quatrième grièvement blessé par des hommes qui ont tiré sur eux à partir d'une voiture à Bassorah. A Bagdad, un civil a été tué par erreur par des inconnus qui visaient un fonctionnaire du ministère du Pétrole, et deux frères, gardiens d'un bâtiment public, ont été tués et trois autres personnes enlevées par quinze assaillants qui ont attaqué des dépôts du ministère de l'Education.
Trois policiers ont également péri dans une embuscade près de Samarra. Au nord de cette ville, trois soldats ont été tués dans une autre embuscade, tandis qu'un garde national a été tué dans un accrochage à Samarra même. Un chauffeur de camion irakien transportant une cargaison pour l'armée américaine a été abattu près de Baïji, et un civil est mort dans l'explosion d'une bombe artisanale dans la même région.
Craignant les violences, les douze membres de la Commission électorale à Baïji ont démissionné après avoir reçu des menaces de groupes armés. De son côté, le principal parti sunnite irakien, qui s'était retiré de la course électorale, a affirmé qu'il rejetterait la Constitution élaborée par l'Assemblée issue de ce scrutin.
Photo d’ouverture : archives
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