© INTERNEDans un communiqué publié dimanche, l'organisation séparatiste basque armée apporte son soutien à d'éventuelles négociations de paix avec le gouvernement espagnol. ETA avalise ainsi la proposition de dialogue politique émise en novembre par sa branche politique Batasuna pour régler la question basque.
La suggestion de Batasuna est "la contribution politique la plus solide jusqu'à présent en ce qui concerne le conflit entre le grand Pays basque et les Etats (espagnols et français)", dit l'organisation séparatiste, responsable de la mort de de 850 personnes depuis 1968. "L'unique moyen de résoudre le conflit est d'organiser un processus de dialogue ouvert et concret avec pour objectif de parvenir à un accord intégral", indique ce texte en langue basque.
Le parti basque radical Batasuna interdit en 2002 pour ses liens avec les séparatistes armés avait appelé le 14 novembre à un "dialogue politique" entre toutes les parties impliquées dans le conflit basque "dans un contexte pacifique et démocratique".
"Le bruit des bombes et des pistolets doit cesser"
Vendredi dans une lettre ouverte, Batasuna a demandé au président du gouvernement socialiste José Luis Zapatero d'ouvrir des négociations pour la "démilitarisation" du conflit basque.
Le Premier ministre semblait disposé samedi à discuter avec les membres du parti basque Batasuna s'ils condamnent les attentats de l'ETA. "Le bruit des bombes et des pistolets doit cesser une bonne fois pour toutes. Ayez le courage de condamner et de rejeter la violence", a-t-il dit en s'adressant à Arnaldo Otegi, le chef de file de Batasuna cours d'une réunion politique à Saint-Sébastien (Pays Basque, nord de l'Espagne). Une exigence du gouvernement espagnol réitérée dimanche par le ministre de la Défense
Le communiqué d'ETA ne contient aucune référence à l'appel lancé par Batasuna en faveur de négociations de paix directes entre le gouvernement et l'ETA. Il ne mentionne pas non plus un éventuel renoncement aux armes. L'organisation armée revendique dans ce texte une série d'attentats non meurtriers ces derniers mois en Espagne. Elle rejette en revanche toute responsabilité dans la fausse alerte à la bombe ayant conduit à l'évacuation d'un stade de Madrid en décembre en plein match de championnat.
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