Intronisation sous pression

Par AFP, le 15 janvier 2005 à 10h43 , mis à jour le 15 janvier 2005 à 13h08

Mahmoud Abbas est officiellement devenu samedi président de l'Autorité palestinienne alors qu'il est confronté à sa première crise avec Israël. Sharon a décidé de geler tout contact au surlendemain d'un attentat sanglant.

Mahmoud Abbas (LCI)Mahmoud Abbas (LCI) © LCI

Mahmoud Abbas n'était pas encore intronisé président samedi matin, qu'il était déjà confronté à sa première crise avec Israël. A quelques heures de sa prestation de serment devant le Conseil législatif palestinien à Ramallah en Cisjordanie, le nouveau chef de l'Autorité palestinienne a été accusé par un haut responsable israélien de "savoir qui a commis l'attentat terroriste" de jeudi soir, "car les services de la sécurité préventive qui dépendent de lui, en connaissent les auteurs".

A la suite de cette attaque qui a coûté la vie à six civils israéliens au point de passage de Karni, entre Israël et la bande de Gaza, le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, avait déjà décrété vendredi le gel jusqu'à nouvel ordre de tous les contacts avec les Palestiniens et des préparatifs pour une éventuelle rencontre avec Abbas. "La période de grâce que nous avions accordée à Mahmoud Abbas est finie", avait prévenu Assaf Shariv, conseiller pour les médias de Sharon.

"Une paix juste"

Samedi, lors de son discours d'investiture à Ramallah en Cisjordanie, Mahmoud Abbas a plaidé devant le Conseil législatif palestinien pour "une paix juste". Celle-ci "peut seulement être obtenue en travaillant ensemble pour parvenir à une solution pour un statut permanent qui traite des questions en suspens, qui permettra de tourner une nouvelle page sur la base de deux Etats voisins", a-t-il dit en réaffirmant son engagement à l'égard de la "Feuille de route".

Le nouveau président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a ensuite annoncé qu'il reconduisait Ahmad Qoreï, alias Abou Alaa, à son poste de Premier ministre, à la tête du gouvernement palestinien.

Peu après la prestation de Mahmoud Abbas, un responsable du Hamas, le plus important mouvement islamique palestinien, a affirmé qu'un cessez-le-feu ne pourrait être envisagé que lorsqu'Israël aura mis fin à ses "agressions". "Nous sommes une nation occupée qui se défend", a déclaré à le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zahri.

(Image LCI : Mahmoud Abbas, samedi matin)

Par AFP le 15 janvier 2005 à 10:43
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