La "Jeanne d'Arc" attend son ordre de mission

le 13 janvier 2005 à 10h17 , mis à jour le 14 janvier 2005 à 08h07

Le navire français, qui apporte de l'aide humanitaire et médicale au nord de l'Indonésie, attend toujours des précisions des autorités indonésiennes sur la nature exacte de sa mission.

[Expiré] [Expiré] navire Jeanne d'arc marine AFP © AFP PHOTO FRED TANNEAU

Le dispositif militaire français d’aide à l’Indonésie, pays le plus durement frappé par le tsunami, sera opérationnel ce vendredi avec l’arrivée au large de Sumatra de deux navires, dont la "Jeanne d’Arc". Mais jeudi, la marine française était toujours dans l’attente de précisions de la part des autorités indonésiennes sur la nature exacte de ses missions. Le vice-président indonésien Yusuf Kalla a en effet déclaré mercredi que les militaires étrangers devaient se retirer le plus vite possible et dans un délai de trois mois au maximum d'Aceh, région dévastée par le tsunami du 26 décembre. "Trois mois, c'est suffisant. En fait, le plus tôt sera le mieux", a-t-il dit, alors que les Américains renforçaient leur présence par l'arrivée dans la  zone d'un deuxième groupe naval.

A bord de la Jeanne d'Arc, qui emporte des hélicoptères, des tonnes d'eau et de médicaments ainsi que du matériel pour installer des postes de secours, et qui achemine équipes médicales et légionnaires, on reste donc dans l’expectative. "Nous n'avons aucune notion des lieux précis de notre intervention" et "nous dépendons de l'accord des autorités indonésiennes pour aller à tel ou tel endroit", a reconnu mercredi le commandant Stéphane Geblé, chef du détachement de l'aviation légère de l'Armée de Terre, qui fournit des hélicoptères Puma. En attendant, pilotes d'hélicoptères, légionnaires qui prévoient d'installer une zone de largage des vivres et un poste de secours, ou encore médecins à bord, préparent toutes les options.

Le "pacha" de la Jeanne d’Arc, Marc de Briançon a assuré toutefois mercredi n'avoir reçu aucun ordre modifiant sa mission. "On ne m'a rien transmis et nous continuons à nous préparer et à faire route vers l'Indonésie", a indiqué ce capitaine de vaisseau, assurant que "nous agirons en coordination avec les autorités indonésiennes". "Nous avons notamment demandé leur autorisation pour entrer dans leurs eaux territoriales", a-t-il précisé. Autorisation qui devrait arriver dans les prochaines heures, assurait-on mercredi soir.

Une cellule pour coordonner les aides françaises

Une cellule baptisée Comara (coordination maritime Asie) sera installée jeudi après-midi par le secrétariat d'Etat français aux transports et à la Mer pour coordonner les initiatives du secteur en faveur des victimes du tsunami en Asie du Sud. "L'émotion soulevée par la catastrophe en Asie du Sud a déclenché un grand nombre d'initiatives de la part de la communauté maritime française qui a souhaité venir en aide aux sinistrés", explique le secrétariat d'Etat dans un communiqué. "Soucieux de coordonner leurs actions et d'éviter la dispersion des efforts et des moyens, différents acteurs du secteur maritime se sont regroupés pour créer la Coordination maritime Asie. La Comara est un outil d'information et de coordination qui a pour objectif de recenser les initiatives et de mettre en relation tous les porteurs de projets maritimes", précise le texte. Cette cellule sera présidée par le navigateur Gérard d'Aboville, qui est aussi président du Conseil supérieur de la navigation de plaisance et des sports nautiques. Photo : la "Jeanne d'Arc" (crédit AFP/ Fred Tanneau)

Photo : la "Jeanne d'Arc" (crédit AFP/ Fred Tanneau)

Photo : la "Jeanne d'Arc" (crédit AFP/ Fred Tanneau)

le 13 janvier 2005 à 10:17
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