
Une trentaine de pays et d'organisations internationales ont répondu à l'invitation lancée dans l'urgence par le président indonésien, Susilo Bambang Yudhoyono, dont le pays a été le plus durement frappé par le cataclysme du 26 décembre. Pour l'Indonésie, la seule venue à Jakarta d'une quinzaine de chefs d'Etat ou de gouvernement d'Asie, du secrétaire général de l'ONU Kofi Annan et du secrétaire d'Etat américain représente "la claire expression de la solidarité mondiale. La France sera représentée par son ministre délégué à la Coopération, au Développement et à la Francophonie, Xavier Darcos.
Plusieurs points sont à l'ordre du jour
- aide financière
La réponse à la tragédie sera probablement sans précédent dans l'histoire moderne, du moins en paroles. Jusqu'à présent, un montant allant au-delà de 3 milliards de dollars d'aide a été promis. Mais certains participants devraient indiquer qu'ils sont prêts à accroître leur aide, parfois de façon spectaculaire. C'est le cas du président de la Commission européenne Jose Manuel Durao Barroso, mais aussi du Premier ministre australien John Howard qui, selon la presse de son pays, ferait passer l'enveloppe de 46 millions de dollars à 385 millions.
Une aide record |
Kofi Annan, le secrétaire général de l'ONU, devrait pour sa part insister sur la nécessité de maintenir l'effort sur la durée, alors que l'expérience montre que les Etats s'en tiennent souvent à des effets d'annonce et respectent rarement leurs engagements d'aide financière.
- mise en place d'une alerte
Des milliers de vies auraient été probablement sauvées si les populations menacées par la vague géante avaient été prévenues à temps, juste le temps d'évacuer les côtes et de se mettre à l'abri. Pour l'instant, il n'existe aucun système d'alerte dans l'océan Indien. Les pays asiatiques, comme l'Inde, l'Indonésie, la Thaïlande, le Sri Lanka attendent donc "une assistance technique pour mettre en oeuvre un système d'alerte, tel que celui qui existe pour l'océan Pacifique".
- moratoire sur la dette
Le sommet devrait aussi examiner cette idée, lancée par l'Allemagne et reprise par la France et la le Royaume-Uni. Le Japon devrait s'y associer, mais l'Australie a jugé qu'une telle mesure aurait peu d'effet car elle n'aiderait pas les populations sinistrées.
(photo d'ouverture : un camp de réfugiés en Indonésie)
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