© DRDès le lendemain du séisme, les ONG mettaient en garde contre le fait que les conséquences du tsunami, et notamment les épidémies, risquaient d'être encore plus dévastatrices que le raz-de-marée en lui-même. Ce mardi, l'Organisation mondiale de la santé a ainsi lancé un nouvel appel de fonds révisé à 60 millions de dollars (50 millions d'euros) pour les six prochains mois "afin d'éviter une catastrophe sanitaire majeure si les problèmes d'eau et d'assainissement ne sont pas réglés rapidement" -l'OMS estime les blessés à 500 000.
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Difficulté d'acheminement
Pour l'instant, aucune épidémie ne s'est déclarée dans les régions dévastées. Mais l'OMS rappelle qu'"une diarrhée simple peut tuer un enfant en quelques heures s'il se déshydrate". Pour empêcher tout déclenchement, l'agence de l'Onu a déjà expédié des trousses d'urgence en quantité suffisante pour deux millions de personnes environ, ainsi que des kits chirurgicaux, des médicaments pour traiter la diarrhée et des millions de comprimés pour purifier l'eau. Ces équipements sont bien arrivés dans la région mais il est ensuite difficile de les acheminer vers les endroits où le besoin se fait le plus sentir. Plus de 270 000 survivants s'entassent ainsi dans les camps d'urgence en Indonésie.
Pour détecter toute flambée de maladie transmissible et y répondre immédiatement, l'OMS va installer à New Delhi un centre d'alerte et de surveillance des épidémies (Global Outbreak Alert Response Network) qui sera relié à des centaines de laboratoires dans le monde.
146 000 morts |
Le dernier bilan, toujours provisoire, faisait état mardi de 146 000 morts. Le pays le plus touché est l'Indonésie, avec plus de 94 000 victimes dans le nord de l'île de Sumatra. Le Sri Lanka compte 30 000 tués, l'Inde environ 10 000 et la Thaïlande plus de 5 000.
(photo d'ouverture : distribution d'eau au Sri-Lanka)
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