Peres numéro deux du gouvernement Sharon

le 10 janvier 2005 à 19h50 , mis à jour le 11 janvier 2005 à 09h55

La Knesset a approuvé lundi la constitution d'un nouveau gouvernement Sharon. Le travailliste Shimon Peres devient numéro 2 du gouvernement. Ce nouveau cabinet est censé organiser le retrait de la bande de Gaza.

[Expiré] [Expiré] sharon peres © afp

Le parlement israélien a approuvé lors d'un vote lundi la constitution d'un nouveau gouvernement dirigé par Ariel Sharon incluant les travaillistes. Sur 120 députés, 58 députés se sont prononcés en faveur de ce nouveau gouvernement, 56 contre et six se sont abstenus. Avant le vote, le Premier ministre avait annoncé qu'il s'agissait d'un vote de confiance, ce qui aurait nécessité une majorité absolue de 61 voix pour empêcher la création du gouvernement.

Immédiatement après le vote, les neuf nouveaux ministres ont été invités à prêter serment. Le numéro un travailliste Shimon Peres, 81 ans, devient officiellement le numéro deux du gouvernement, mais sans portefeuille. Il a été suivi par le nouveau ministre de l'Intérieur, le travailliste Ophir Pines, chef de file de la jeune garde de sa formation. A la Défense, Shaoul Mofaz. Aux affaires étrangères et vice-Premier ministre, Syvan Shalom.

Principale tâche de ce nouveau gouvernement : procéder au retrait de la bande de Gaza à partir de juin et à l'évacuation de toutes les colonies érigées dans ce territoire depuis son occupation en 1967, ainsi que de quatre colonies isolées du nord de la Cisjordanie.

La formation de ce gouvernement intervient le jour de l'annonce officielle de la victoire du chef de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) Mahmoud Abbas qui succède au défunt Yasser Arafat à la tête de l'Autorité palestinienne. Cette victoire, conjugée à la volonté affichée des deux parties de reprendre le dialogue en sommeil depuis plus de quatre ans, a fait renaître l'espoir de parvenir à un règlement dans la région. La présidence israélienne du Conseil a d'ores et déjà fait valoir qu'elle souhaitait une rencontre avec le nouveau dirigeant palestinien, afin notamment de coordonner le retrait de la bande de Gaza. Pendant le vote, plus de dix mille opposants israéliens, en grande majorité des colons, ont manifesté contre l'application de ce plan et l'évacuation des colons des implantations de ce territoire.

Ariel Sharon a dû se livrer à une véritable course d'obstacles pour parvenir à ce résultat : opposition au sein de son propre parti, laborieuse négociation avec le Parti travailliste qui a, lui, dû accepter que tous les postes-clés restent entre les mains du Likoud (droite). Et enfin, il a dû arracher le soutien d'une formation ultra-orthodoxe qui en octobre 2004 avait encore voté contre son plan de retrait, en lui garantissant de soutenir ses institutions religieuses.

Ce gouvernement investi, Ariel Sharon est aujourd'hui assuré d'obtenir le vote du budget avant le 31 mars, date finale de vote du budget 2005. Il est également sûr d'obtenir une majorité au sein de son gouvernement pour faire adopter en février la loi sur la première étape de l'évacuation des colonies de la bande de Gaza, alors que le gouvernement et le parlement n'avaient adopté jusqu'à maintenant que des décisions de principe.

(Photo archives/DR Shimon Peres et Ariel Sharon)

le 10 janvier 2005 à 19:50
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

      logAudience