"Les postes de la tyrannie" selon Condi Rice

Par F.A., le 18 janvier 2005 à 17h02 , mis à jour le 18 janvier 2005 à 17h34

Lors de son discours au Sénat pour entériner sa nomination au Secrétariat d'Etat, Condoleeza Rice a pointé du doigt six pays, qualifiés de "postes avancés de la tyrannie" : le Belarus, Cuba, l'Iran, la Birmanie, la Corée du nord et le Zimbabwe. Elle affirme néanmoins que "le temps de la diplomatie" est venu.

rice nomination

Beaucoup d'ambassades, notamment européennes, attendaient le discours de Condoleeza Rice devant le Sénat pour connaître les intentions de la seconde administration Bush en matière internationale. Allait-elle se situer dans la lignée de la précédente ou tenter d'apaiser des relations tendues après le cavalier seul en Irak ? La question de l'Iran, avec qui les intimidations verbales se sont succédé depuis le début de la semaine, était également au centre des interrogations.

Tout en restant ferme sur certains points, Condoleeza Rice s'est voulue rassurante. "Nous devons utiliser la diplomatie américaine pour contribuer à créer dans le monde un équilibre du pouvoir en faveur de la liberté. Et l'heure de la diplomatie a sonné" a-t-elle lancé. "Notre interaction avec le reste du monde doit se fonder sur le dialogue, pas le monologue" a-t-elle ajouté. Laissant entrevoir un changement de cap, la successeur de Colin Powell a également souligné que ses services oeuvreront à un système international fondé sur "nos valeurs communes et l'état de droit" ainsi que sur l'instauration de la liberté et de la démocratie sur l'ensemble du globe.

"Tyrannie"

Condoleeza Rice a néanmoins pointé du doigt six pays qui, d'après elle, ne correspondent à l'idéal décrit précédemment et qu'elle qualifie de "postes avancés de la tyrannie : Cuba, Birmanie, Corée du Nord, Iran, Belarus, Zimbabwe". La présence de l'Iran et de la Corée du Nord, que George W. Bush avait placé dans sa liste de l"Axe du mal" avec l'Irak, laisse envisager de nouvelles relations tendues les mois qui viennent. Les intimidations verbales se multiplient en effet avec Téhéran, notamment après les déclarations du locataire de la Maison Blanche qui expliquait lundi qu'il n'excluait "aucune option" pour contraire le régime des mollahs de renoncer à l'arme nucléaire.

Après ces premières auditions, le Sénat doit confirmer Condoleeza Rice dans les prochains jours. Cette pure formalité devrait être expédiée avant la cérémonie d'investiture de George W. Bush, qui aura lieu jeudi.

(photo d'archives : Condoleeza Rice)

Par F.A. le 18 janvier 2005 à 17:02
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