
Côté israélien, on parle de cessez-le-feu. Côté Hamas, d'accalmie tout au plus. Après avoir obtenu des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, du FDLP et du FPLP qu'ils respectent une trêve avec Israël, le nouveau président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas semble éprouver quelques difficultés à convaincre les extrémistes du Hamas et du Jihad islamique de déposer les armes.
Dimanche, le ministre israélien de la Défense, Shaoul Mofaz, avait affirmé qu'"un accord portant sur un cessez-le-feu avait été conclu entre Abou Mazen (Mahmoud Abbas) et des organisations terroristes dont le Hamas et le Jihad islamique". Mais quelques instants plus tard, les intéressés démentaient, se disant simplement prêts à accepter une période de calme si Israël cesse "toute forme d'agression".
Démantèlement
Selon Mofaz, le cessez-le-feu d'un mois environ aurait "été conclu en échange de la future intégration du Hamas, notamment au sein des institutions politiques palestiniennes". Une hypothèse à laquelle Israël n'était pas hostile "si cela contribue à démanteler" les branches armées.
Interrogé à propos d'une relance des négociations, Mofaz a affirmé qu'Abbas avait demandé un répit de "quelques semaines, le temps pour lui permettre de former son gouvernement". "J'espère beaucoup que d'ici la fin de l'année, il n'y aura plus de soldats israéliens dans les territoires palestiniens", a-t-il affirmé, faisant référence à un retour de l'armée israélienne sur les positions qu'elle occupait en Cisjordanie avant le déclenchement de l'Intifada en septembre 2000. A l'époque l'armée israélienne contrôlait la majorité de la Cisjordanie, mais pas les villes de cette région.
(Image d'archive : un char de Tsahal)
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