
Ces dernières heures, la tension a grimpé d'un seuil. Vendredi, un soldat israélien a été tué dans une attaque palestinienne en Cisjordanie, revendiquée par les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, un groupe armé lié au mouvement Fatah, la principale composante de l'OLP de Mahmoud Abbas. Le lendemain, Israël a menacé de reprendre ses opérations militaires dans les secteurs autonomes. Consigne a en effet été donnée aux militaires d'adopter un profil-bas pendant le week-end du scrutin et de faciliter les déplacements de la population durant les opérations de vote.
"Barrage toujours présents"
Toutefois, samedi, l'Autorité palestinienne a accusé Israël de ne rien faire sur le terrain pour faciliter la tenue de l'élection. "La situation sur le terrain est toujours la même. Rien n'a changé et les barrages sont toujours là", a déclaré le ministre palestinien en charge des Négociations, Saëb Erakat, qui a appelé le peuple palestinien à "braver ces conditions difficiles et à voter en masse en dépit de tout ce que fait Israël".
Pour ses derniers jours de campagne, Mahmoud Abbas, donné largement vainqueur par les sondages, a tenté de couper l'herbe sous le pied de ses opposants extrémistes en durcissant le ton à l'égard d'Israël. Vendredi soir, se résignant à ne pas rejoindre Jérusalem-est, il a toutefois promis à ses partisans "de créer un Etat palestinien avec Jérusalem comme capitale". "Al-Quds (Jérusalem-est) est à nous", a-t-il lancé devant quelque 2000 personnes.
(Image : à un barrage israélien samedi matin)
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