
- INTERNATIONAL
IRAK. Le plus gros morceau.
Les élections générales du 30 janvier seront un test important de la capacité de Etats-Unis d'engager le pays sur les rails d'un processus démocratique crédible. Mais la violence risque en permanence d'amener le chaos et les perspectives de retour des 150 000 soldats américains sont encore très aléatoires. Comme celle de ben Laden, la capture de Abou Moussad Zarquaoui est prioritaire.
"GUERRE CONTRE LE TERRORISME". La suite.
Le leitmotiv de l'administration américaine depuis le 11 septembre 2001 va rester un thème dominant. L'effort couvre toutes les régions du monde, de l'Asie centrale à l'Amérique du sud. La capture d'Oussama ben Laden, toujours introuvable malgré plus de trois ans de traque, reste une priorité.
CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN. Le retour.
Avec l'élection de Mahmoud Abbas à la tête de l'Autorité palestinienne, le dossier revient au premier rang des grands chantiers. Le nouveau président est considéré par Washington comme un interlocuteur acceptable après le décès de Yasser Arafat, boycotté par George W. Bush. Washington voit un espoir de relancer la recherche de la paix, mais reste encore prudent sur ses propres efforts pour y parvenir.
RELATION AVEC L'EUROPE. Vers l'apaisement.
Après un premier mandat marqué par les désaccords sur l'Irak et sur la conduite jugée "unilatérale" de la politique extérieure américaine, les Européens seront également au centre des attentions. Objectif de Bush : apaiser les relations sans se renier. La tournée prévue fin février devrait détendre le climat avec les gouvernements. Pas sûr en revanche qu'elle redresse l'image du président dans des opinions publiques très critiques.
IRAN. L'option militaire ?
Influence en Irak, ambitions nucléaires, capacité à nuire aux efforts de régler le conflit israélo-palestinien : l'Iran est à la croisée des soucis américains au Moyen-Orient. Washington, qui hésite face à l'option militaire, soutien du bout des lèvres un accord entre Téhéran et l'Europe pour geler les activités nucléaires les plus préoccupantes de l'Iran.
COREE DU NORD. Nouvelles négociations
Placée avec l'Iran et l'Irak de Saddam Hussein dans l'"axe du mal", Pyong Yang continue de préoccuper Washington avec son programme nucléaire. Des négociations à six (Etats-Unis, Chine, Russie, Japon et les deux Corée), qui devraient reprendre en 2005, n'ont pas donné grand chose jusqu'à présent.
AUTRES DOSSIERS
- relations avec la Russie
- relations avec la Chine
- relations avec Cuba
- relations avec l'Afrique, notamment la lutte contre le Sida et la guerre au Darfour
- INTERIEUR
Economie. Sur la même ligne
Les baisses d'impôts se poursuivront. Et pour combler le déficit budgétaire qui en résulte, l'administration devrait tailler dans les dépenses… sauf en matière militaire et de sécurité.
Santé. Extension ?
Bush souhaite étendre la couverture assurance-maladie par des incitations fiscales en faveur des petites entreprises, qui sont souvent la seule sécurité des Américains en matière de santé.
Mariage gay. Pas d'interdiction
Bien qu'hostile à une telle union, Bush ne devrait pas chercher activement à faire interdire les mariages entre homosexuels et ne poussera pas donc pas pour que le Congrès vote un amendement les bannissant. Il pourrait alors provoquer l'ire des conservateurs ayant aidé à sa réélection.
Avortement. Remise en cause ?
Les groupes conservateurs poussent le président à limiter, voire à abolir, la jurisprudence de 1973 issue de l'affaire Roe VS Wade qui autorise l'avortement. Reste à savoir s'il cédera à leurs pressions. Personnellement, il est hostile à l'avortement, sauf en cas de viol ou d'inceste.
(photo d'archives : George W. Bush)
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