
Comment parler de l’horreur des camps aux enfants ?
"Justes" : Ma grand-mère disait toujours "c'est ce qu'il fallait faire"
TEMOIGNAGE - Des petits-enfants de Justes parmi les Nations se rendent cette semaine en Israël pour honorer la mémoire de leurs grands-parents, qui, au péril de leur vie, ont sauvé celles de Juifs en danger. L'une de ces descendantes parle de sa grand-mère Renée Pallarès.
Publié le 18/04/2012
On a retrouvé le panneau d'Auschwitz
L'inscription "Arbeit macht frei" dérobée à l'entrée du camp d'extermination avait apparemment été découpée en trois morceaux par un groupe de malfaiteurs. Elle va pouvoir reprendre sa place.
Publié le 21/12/2009
25.000 euros pour retrouver l'inscription d'Auschwitz volée
La célèbre inscription "Arbeit macht frei" a été dérobée vendredi à Auschwitz. Le musée de l'ancien camp d'extermination nazi la recherche activement. Interpol est mobilisé.
Publié le 19/12/2009
"Le travail rend libre" volé à Auschwitz
La célèbre inscription "Arbeit macht frei", placée au-dessus de la porte d'entrée de l'ancien camp d'extermination nazi, a été dérobée.
Publié le 18/12/2009
L’horreur, on ne peut pas en parler, ni aux enfants ni aux adultes. L’horreur est une conséquence du régime nazi. Qu’est-ce que ça veut dire une chambre à gaz pour des enfants de 8 ans ? Pas grand-chose. Mais ils comprennent que les gens - des hommes, des femmes et leur bébé, des enfants - étaient envoyés dans des camps pour y mourir.
Je ne veux pas les emmener vers du voyeurisme. Les enfants savent qu’il y a des catastrophes et des souffrances dans le monde, et leurs oreilles sont bien souvent plus disponibles que celles des adultes.
Je rappelle toujours le contexte, c’était la guerre, on ne pouvait pas vivre librement et des lois déterminaient le droit ou non pour certains de travailler, d’exister en fonction de leur religion ou de leur couleur. A 8 ans, on comprend ça.
J’essaie aussi de leur faire percevoir la notion de temps. Le séisme en Asie a duré une heure, le séisme nazi a duré 12 ans en Allemagne, et 5 ans chez nous. Quand j’ai été déporté, j’avais 17 ans, presque leur âge…
Comment réagissent-ils ?
La première fois que j’ai témoigné, c’était auprès d’enfants de 11 ans, dans la classe de ma fille. Je prenais beaucoup de précautions, et ce sont eux qui m’ont amené à leur accorder plus de maturité qu’on ne leur en prête habituellement. Ils ont compris plus que ce que je leur disais.
Souvent ils me remercient, ils sont très touchés, cela les marque. Dans les lettres, ils m’envoient des commentaires touchants, qui manifestent qu’ils comprennent tout.
Leurs lettres me parlent de courage et d’héroïsme.
Aujourd’hui, que voudriez-vous leur transmettre ?
Que l’humain ne se laisse pas faire. Ce dont je veux témoigner auprès d’eux, c’est de cette vérité que le nazisme a été combattu et écrasé. Je ne parle jamais en vaincu, même si j’ai perdu mes proches. Je leur raconte cette période, pas pour leur asséner un coup de gourdin, mais pour leur donner envie de se lever, d’être citoyen.
On n’enseigne pas le désespoir, mais le goût de se battre et la haine des idées haïssables.
Parfois, ils me posent la question de Dieu et de l’au-delà, et je leur réponds : « le seul au-delà auquel je crois, c’est vous les enfants. Si je ne croyais pas en vous, je n’aurais pas le courage de venir vous parler. »
Idées lectures pour les adolescents |
- Journal d'Anne Franck, plusieurs collections poche (à partir de 9-10 ans). |
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"Justes" : Ma grand-mère disait toujours "c'est ce qu'il fallait faire"
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