© DRLa solidarité à l’égard de l’Asie sinistrée par les raz-de-marée continue à s’exprimer par des promesses de dons d’une ampleur inédite. L'Onu a estimé mercredi que l'aide promise s'élevait désormais entre 3 et 4 milliards de dollars. A la veille du
sommet de Jakarta, plusieurs pays ont fait de nouvelles annonces. Le Premier ministre australien a promis 760 millions de dollars pour la seule Indonésie. Jusqu'ici, la dotation australienne s'élevait à 46 millions de dollars au total. Le chancelier allemand Gerhard Schröder a assuré que son pays consacrerait 500 millions d'euros à des mesures d'aides pour les trois à cinq années à venir. Ces deux pays dépassent ainsi le Japon et ses 500 millions de dollars. Mais Tokyo envisage déjà de relever ce chiffre. L'Union européenne a annoncé le déblocage de 100 millions d'euros d'aide d'urgence supplémentaires. Quant au Fonds monétaire international, il s'est déclaré prêt à débloquer jusqu'à 1 milliard de dollars.Les dons publics les plus élevés en Europe proviennent de Norvège (133,8 millions d’euros), de Grande-Bretagne (70,5 millions), du Danemark (56,5 millions), de Suède (50 millions) et de France (49,8 millions). Les pays d'Europe du sud sont plus modestes dans leurs dons publics, à l'instar de l'Espagne qui a débloqué 50 millions d'euros.
La Croix-Rouge a besoin de 419 millions d'euros
Outre les aides annoncées par les Etats, les institutions internationales comme le FMI et la Banque mondiale participent à l'effort quasi général. Le FMI va offrir une assistance d'urgence, en particulier aux Maldives, au Sri Lanka et à l'Indonésie, qui pourrait atteindre un milliard de dollars US, soit 730 millions d'euros. La Banque mondiale devrait augmenter "très substantiellement" sa contribution initiale (250 millions de dollars), en apportant "de l'argent pour la reconstruction" des pays victimes des raz-de-marée.
A cette aide publique s'ajoute une solidarité sans précédent d'associations, personnes privées, stars, entreprises, sportifs... En France, l'aide globale - Etat, particuliers, entreprises et collectivités locales - est deux fois supérieure à l'aide publique (plus de 100 millions d'euros, contre 49,8 millions d'euros pour l'Etat). Mais alors que les besoins restent immenses, une polémique naît sur l'utilisation des ces dons difficiles à acheminer sur le terrain. Médecins Sans Frontières a ainsi décidé mardi, après avoir reçu plus de 40 millions d'euros, de suspendre sa collecte, pour en garantir le bon usage. La Fédération internationale de la Croix-Rouge a annoncé au contraire mercredi qu'elle aurait besoin de plus de 650 millions de francs suisses (419 millions d'euros ou 556 millions de dollars) pour l’aide "tant à court qu'à long terme".
Photo d’ouverture : sauveteurs de la Croix-Rouge intervenant après les raz-de-marée - DR
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