"Les Thaïlandais sont très dignes dans l'épreuve"

Par , le 06 janvier 2005 à 17h40 , mis à jour le 10 janvier 2005 à 16h35

Le Corps mondial de secours a dépêché depuis le début de la semaine une équipe de 22 personnes pour aider les sinistrés de la région de Khao Lak. Camille Chardon, la déléguée général du CMS, fait le point de la situation pour tf1.fr.

[Expiré] [Expiré] refugies thailandais © afp

L'équipe du Corps mondial de secours (cliquez ici pour effectuer une donation) intervient dans le camp de Dang Miong où 4 000 réfugiés sont regroupés. Camille Chardon, la déléguée général de l'association, témoigne.

Tf1.fr : En quoi consiste votre mission ?
Camille Chardon :
Au départ, nous devions participer à des opérations de type génie, comme le déblaiement des décombres. Mais notre mission a en fait changé en raison des besoins ressentis sur place. Avec le génie thaïlandais, nous nous chargeons donc désormais de monter des maisons temporaires qui accueilleront les sinistrés et nous aidons les médecins légistes à la morgue pour identifier les cadavres. Le montage des maisons est très long. Pour l'instant, nous en avons installées une vingtaine, environ 5 ou 6 sont désormais habitables (ndlr : interview réalisée mercredi). Elles sont conçues pour une dizaine de personnes.

Tf1.fr : Les secours sont-ils efficaces ?
C.C. :
La logistique est très efficace dans l'ensemble. En ce qui concerne notre mission, les autorités amènent les pièces détachées en grand nombre. Le Premier ministre thaïlandais est venu dans le camp mardi. Il a donné son feu vert pour renforcer les équipes du génie et accélérer la livraison de matériel.

"Un coiffeur et un masseur"

Tf1.fr : Comment vous accueille la population ? 
C.C. : Malgré leur situation, malgré le fait d'avoir tout perdu, les Thaïlandais nous accueillent avec une gentillesse extrême et font tout pour nous aider. C'est vraiment très touchant et impressionnant. Ils sont très dignes dans l'épreuve. C'est une belle leçon de vie pour nous, Européens.

Tf1.fr : Dix jours après, la vie a-t-elle repris son cours ?
C.C. :
Les gens essayent de la reprendre, tant bien que mal, en se serrant les coudes et en s'entraidant. Un coiffeur et un masseur se sont par exemple installés dans le camp.

(photo afp-Saed Khan : une famille de réfugiés)

Par Fabrice Aubert le 06 janvier 2005 à 17:40
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

      logAudience