© DRCliquez ici pour soutenir Florence Aubenas et Hussein Hanoun
Le 6 janvier dernier, le journal Libération choisissait de révéler la disparition de son envoyée spéciale en Irak, Florence Aubenas. La journaliste, qui contactait sa rédaction tous les jours, avait raté le rendez-vous téléphonique du 5 et ne s'était pas non plus manifestée le 6. Depuis, ni elle, ni son interprète irakien, Hussein Hanoun, n'ont donné de nouvelles.
En l'absence de toute revendication, les autorités françaises refusent de prononcer les mots rapt ou enlèvement et se montrent très discrètes sur l'évolution et le traitement de l'affaire. Mardi, au lendemain de la soirée de soutien qui s'est déroulée à Paris, Jean-Pierre Raffarin a simplement expliqué que "les informations recueillies (…) donnent à penser que nous nous trouvons dans une situation très sensiblement différente de celle que nous avons connue avec Christian Chesnot et Georges Malbrunot".
La piste privilégiée pour l'instant penche donc, non pas sur un rapt à motif politique par un groupe issu de la guérilla, mais sur un enlèvement crapuleux à motifs financiers, également très courants actuellement en Irak.
(photo-archives : Florence Aubenas)
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