© afpJuste après le tsunami, il avait été découvert sous une pile d'ordure après avoir été sauvé par un voisin au moment où la mer se retirait. Admis en 81e position à l'hôpital de Kalmunai, dans l'Est du Sri Lanka, il avait été surnommé le "bébé 81" en attendant d'être formellement identifié. La polémique était née juste après : neuf mères ayant perdu des bébés dans la catastrophe du 26 décembre revendiquaient l'enfant.
Devant les différentes informations circulant sur l'identité de ses vrais parents -certaines soulignant qu'ils étaient morts-, le tribunal de Kalmunai avait ordonné au début du mois qu'un test d'ADN soit effectué.
Emeute
Parmi les personnes qui affirmaient être les parents figuraient Junita Jeyarajah et son mari Murugpillai. Ils avaient menacé de se suicider à l'annonce qu'ils allaient devoir attendre des tests scientifiques. Accompagnés d'une foule de partisans, ils s'étaient ensuite rendus à l'hôpital. Un tumulte s'en était suivi et la police avait interpellé le couple à la suite d'une plainte du directeur de l'établissement et d'autres personnes les accusant d'avoir voulu s'emparer du garçon. Les parents avaient été relachés mais le bébé avait été placé sous la garde de policiers.
Après plusieurs semaines, l'ADN a donc livré son verdict : Junita et Murugpillai sont bien les parents du bébé, qu'ils ont nommé Jeyarajah Abilash. "Nous avons toujours eu confiance mais nous avons dû attendre jusqu'à aujourd'hui. Nous sommes heureux. Nos prières ont été exaucées" a simplement dit le père.
Cinq Français identifiés |
Cinq victimes françaises du tsunami - deux en Thaïlande et trois au Sri Lanka - ont été formellement identifiées. En Thaïlande, ce sont les deux premières victimes françaises identifiées parmi les quelque 1 500 corps de touristes étrangers.
(photo d'archives-afp : le "bébé 81")
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