
Il n'y a pas eu de surprise : les résultats définitifs des élections générales irakiennes du 30 janvier dernier ont confirmé la première tendance donnée dimanche soir. La Commission électorale indépendante a donc proclamé la victoire de l'Alliance unifiée irakienne, parrainée par le grand ayatollah Ali Sistani. La liste chiite obtient la majorité absolue avec 140 des 275 sièges du Parlement irakien.
L'Alliance kurde, formée par les deux grands partis kurdes, le Parti démocratique du Kurdistan et l'Union patriotique du Kurdistan, décroche 75 sièges. La liste laïque du Premier ministre sortant Iyad Allaoui doit quant à elle se contenter de 40 sièges, loin devant celle du président sortant, le sunnite Ghazi al-Yaouar, qui n'aura que cinq députés. Huit autres listes obtiennent entre un et trois sièges.
"Succès immense"
La cérémonie de validation des résultats a été présidée par le président de la Commission électorale irakienne, Abdel Hussein al-Hindaoui, qui a qualifié les élections d'"historiques" et remercié les électeurs et toutes les parties qui ont aidé à l'organisation de ce premier scrutin multipartite depuis plus de 50 ans dans le pays.
Carlos Valenzuela, le conseiller en chef des Nations unies pour les élections, a également félicité la Commission électorale, le gouvernement et le peuple irakiens pour leur tenue. "Vous avez fait de ce processus un succès immense (...) Les élections n'ont pas été parfaites. Elles n'ont jamais été destinées à l'être mais elles ont été extrêmement réussies", a-t-il déclaré.
Et maintenant ? |
Voici les prochaines étapes du processus :
- Election par l'Assemblée du Conseil présidentiel, formé d'un président et de deux vice-présidents.
- Election par le Conseil présidentiel du Premier ministre et du gouvernement.
- Obtention de la confiance de l'Assemblée par le Premier ministre et son gouvernement (fin mars-début avril)
- Rédaction par l'Assemblée d'un projet de constitution avant le 15 août. Ce texte sera ensuite soumis au référendum au plus tard le 15 octobre.
- Si la constitution est entérinée, organisation d'élections générales le 15 décembre 2005 au plus tard. Le gouvernement qui en sera issu prendra ses fonctions avant la fin de l'année. Si la constitution est rejetée, l'Assemblée nationale de transition sera dissoute et une nouvelle élection sera organisée le 15 décembre 2005 au plus tard pour désigner une nouvelle assemblée transitoire.
(photo d'archives : l'ayatollah Sistani)
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