© DRLa visite privée de Jacques Chirac a Beyrouth, à l'occasion des funérailles de l'ancien Premier ministre, Rafic Hariri, assassiné quelques jour auparavant, n'était pas du goût du pouvoir pro-syrien. Abdel Rahim Mrad, le ministre de la Défense, a vivement déploré samedi que le président français "ait complètement ignoré le gouvernement, le président de la République et tout le monde".
Le ministre, très proche de Damas, n'a pas hésité à reprocher à jacques Chirac d'être venu au Liban "pour accuser, aider l'opposition à l'escalade et encourager l'opposition à l'escalade". "La position de la France a été la plus extrémiste" de toutes celles qui ont été formulées après l'assassinat de Rafic Hariri, a encore estimé Mrad, qui a qualifié de "décision erronée" l'appel du quai d'Orsay à "différer tout voyage au Liban".
"Si l'on veut comparer, la position américaine était plus équilibrée car (Washington) n'a accusé personne et a demandé une accélération de l'enquête, ce qui revêt une certaine rationalité. Mais la position de la France est irrationnelle", a-t-il aussi commenté.
Un haut responsable de la police irlandaise va diriger une commission d'enquête de l'Onu chargée de faire la lumière sur l'assassinat de l'ancien dirigeant libanais. Le Premier ministre Bertie Ahern a indiqué que l'enquête examinerait, comme l'a demandé mardi le Conseil de sécurité des Nations unies, les "circonstances, les causes et les conséquences" de l'attentat. "La mission travaillera étroitement avec les responsables libanais pour remplir sa tâche et sera composée d'experts dans des domaines comme le droit, la médecine légale, le terrorisme et les affaires politiques", a-t-il poursuivi. Fitzgerald a déjà travaillé avec l'Onu en Bosnie et en Amérique centrale (AFP).Un Irlandais mène l'enquête
(Image d'archives : Jacques Chirac aux obsèques de Rafic Hariri)
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