
Jour après jour, les discours se nuancent et la tension retombe entre les autorités italiennes et américaines. Pour la première fois mercredi soir, le chef de la diplomatie italienne, Gianfranco Fini, a semblé accréditer la possibilité de problèmes de communication sur la mission que l'agent italien Nicola Calipari, tué par des tirs américains en Irak alors qu'il amenait à l'aéroport Giuliana Sgrena après sa libération, était venu accomplir. Calipari avait bien informé les autorités américaines de sa présence à Bagdad ; cependant, "il ne les avait pas avisées de ce qu'il était venu faire en Irak, parce que nous sommes un pays souverain", a déclaré le ministre, selon l'agence Ansa, citant un entretien à diffuser mercredi soir sur la chaîne de télévision publique RaiUno.
Au cours de l'après-midi, dans le même effort de calmer le jeu, Silvio Berlusconi s'était présenté devant le Sénat pour s'expliquer sur la mort de Nicola Calipari. "Nous avons le devoir d'exiger le maximum de collaboration pour obtenir la vérité et déterminer les responsabilités" a lancé le Premier ministre italien.
Berlusconi souligne "la volonté de collaboration des Etats-Unis"
Il a jugé "de la plus grande importance" la décision des Etats-Unis d'associer l'Italie à l'enquête. "La volonté de collaboration des Etats-Unis s'est concrétisée dans la décision" intervenue mardi de mettre en place une commission d'enquête conjointe, a-t-il souligné. Elle "démontre que nos alliés n'ont pas l'intention de se soustraire à la recherche de la vérité", a-t-il dit. Concernant une date, il est "certain que tous les aspects de cette affaire seraient clarifiés dans des délais très brefs, trois à quatre semaines au maximum", a ajouté Silvio Berlusconi.
Le Premier ministre italien a également assuré qu'"il n'y a aucun lien entre la présence de troupes militaires en Irak et la nationalité des personnes enlevées", citant comme exemple la France dont plusieurs ressortissants ont été séquestrés. Sans citant de nom, mais en faisant clairement allusion à Giuliana Sgrena, Silvio Berlusconi a enfin affirmé que "l'Italie ne peut pas garantir la sécurité de ses ressortissants qui "s'aventurent en Irak, même pour de nobles raisons".
(photo : Silvio Berlusconi lors de son discours)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




