D'anciens faits évoqués au procès Jackson

Par AFP, le 29 mars 2005 à 07h36 , mis à jour le 29 mars 2005 à 09h33

La justice a autorisé lundi l'accusation à évoquer de précédentes affaires mettant en cause la star qui est jugée pour abus sexuels sur mineur.

jackson_pyjama_tribunalMichael Jackson, menacé d'un mandat d'arrêt, arrivant en pyjama au tribunal de Santa Maria © DR

Michael Jackson a subi un important revers lundi, avec l'autorisation donnée à l'accusation d'évoquer de  précédentes affaires le mettant en cause, devant le tribunal qui le juge pour abus sexuels sur mineur à Santa Maria (Californie, ouest). "J'ai décidé d'accepter des témoignages (concernant d'autres cas) d'abus  sexuel" devant les jurés, a déclaré le juge Rodney Melville, une décision  considérée comme potentiellement dévastatrice pour la défense.

L'accusation souhaite présenter ces cas, qui n'avaient donné lieu à aucun  procès, pour tenter de montrer que l'accusé a répété, avec le garçon l'accusant  aujourd'hui d'attouchements, un comportement qu'il a déjà eu avec d'autres  adolescents. Michael Jackson, 46 ans, risque 20 ans de prison s'il est reconnu coupable  d'abus sexuels sur un mineur de 13 ans entre février et mars 2003 dans sa  propriété californienne de Neverland.

"Procès inéquitable"

Lundi, le juge a accepté que neuf témoins soient présentés dans le cadre de  cinq précédentes affaires. Mais parmi eux figurera seulement une victime  présumée. Parmi ces cinq dossiers, le plus connu remonte à 1993 et concerne des  attouchements présumés sur un garçon de 13 ans. La procédure judiciaire avait  pris fin avec un accord à l'amiable entre Jackson et la famille, qui aurait reçu  plus de 20 millions de dollars. Une autre affaire concerne le fils d'un employé de Jackson. La star aurait  versé plus de deux millions de dollars pour mettre fin à ses accusations, selon  des informations de presse.

L'avocat de Jackson, Thomas Mesereau, avait plaidé de son côté que la  présentation d'accusations anciennes et non étayées "pourrait mettre en péril la  présomption d'innocence et rendre le procès inéquitable" pour son client. Il avait argué que le ministère public n'avait pas réussi à présenter  jusqu'ici un dossier suffisamment solide, dans l'affaire pour laquelle M.  Jackson comparaît, pour justifier l'introduction d'accusations anciennes. Il a  également souligné que les témoins convoqués par l'accusation ont dans le passé  perdu des actions en justice contre Jackson.

(image d'archive)

Par AFP le 29 mars 2005 à 07:36
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