
L'explosion, due à une bombe de forte puissance, s'est produite dans un grand centre commercial de Kaslik, près du port de Jounieh, à une vingtaine de kilomètres au nord de Beyrouth. Le dernier bilan fait état de trois morts, dont deux ressortissants indiens, et de trois blessés, deux Sri Lankais et un Libanais. Le quartier est habité par une majorité de chrétiens.
Plusieurs boutiques, une boîte de nuit et un centre d'amusement, fermé mardi, se trouvent dans la galerie, qui était quasi-déserte au moment de l'attentat, commis vers 1h30 locales. Le centre commercial a été ravagé par la force de l'explosion qui a provoqué d'importants dégâts dans un rayon de plusieurs centaines de mètres.
Samedi déjà
Il s'agit du deuxième attentat en cinq jours au Liban. Dans la nuit de vendredi à samedi, un attentat à la voiture piégée avait fait une dizaine de blessés dans un quartier commerçant et chrétien de la banlieue nord de Beyrouth.
Plusieurs députés ont aussitôt dénoncé ce qu'ils considèrent comme un acte destiné à déstabiliser le Liban. "Ce nouvel attentat vise à porter atteinte au soulèvement pour l'indépendance et la souveraineté du Liban", a déclaré l'ancien ministre et député de l'opposition anti-syriennne; Fares Boueiz, à la LBCI. "Il s'agit d'un message politique qui nous est adressé. Il est clair que celui qui a commis cet attentat veut déstabiliser le Liban. C'est la sécurité des gens qui est visée (...) mais il ne faut pas tomber dans le piège" des fauteurs de trouble, a-t-il ajouté.
"On se croirait à Falloujah, pas au Liban", a pour sa part affirmé le député Mansour al Boun, également accouru sur les lieux de l'explosion. Un troisième parlementaire Naamatallah Abi Nasr a lancé : "J'accuse les adversaires du Liban, et je dis : ça suffit comme ça". Le député Farid al Khazen a réclamé "la démission" des responsables des services de sécurité au Liban.
Enquête Hariri : le juge se désiste |
Le juge d'instruction Michel Abou Arraj, chargé de l'enquête sur l'assassinat de l'ex-Premier ministre, s'est désisté. Il invoque une surcharge de travail, notamment en raison de la présidence de la Cour criminelle.
(photo : sur les lieux de l'explosion)
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