© lciEn voyage au Japon, Jacques Chirac a rappelé lundi à Tokyo que "ensemble, la France et l'Allemagne défendent la création, d'ici la fin de cette année, avec tous les pays qui le souhaitent, d'un premier prélèvement international de solidarité sur le kérosène ou les billets d'avion afin de financer la lutte contre le sida et les grandes pandémies qui déciment l'Afrique". Il a souligné que cela permettrait de sauver "plus de trois millions de vies chaque année".
"J'espère vivement que nous pourrons faire aboutir ensemble ces idées lors des prochains sommets du G8 (en juillet à Gleneagles, en Ecosse) et des Nations unies" (en septembre à New York). Les Etats-Unis sont totalement hostiles à l'idée d'une taxe. Le Japon reste lui aussi très sceptique.
Double échec
Le président français, qui termine lundi sa visite de trois jours au Japon, n'a pas non plus convaincu les Japonais dans le dossier Iter. L'UE et le Japon s'opposent depuis des mois sur le choix stratégique du site du projet de réacteur expérimental de fusion nucléaire. Tokyo ne semble pas près de lâcher le morceau et d'accepter une construction à Cadarache, dans le sud de la France.
Autre point de discorde que n'aura pas aplani la visite de Chirac dans l'archipel : celui de la levée l'embargo européen sur les ventes d'armes à la Chine. Le président français, principal avocat de la levée de l'embargo européen, a essayé de rassurer le Japon en précisant que n'étaient pas concernées les "technologies sensibles", mais a jugé que cette mesure était "légitimement revendiquée par la Chine" car, selon lui, les conditions ont changé depuis 1989. "Le Japon est inquiet de la levée de l'embargo et nous sommes fortement opposés à cette décision européenne", lui a répondu le Premier ministre nippon.
(Image LCI : Jacques Chirac)
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