© DRPour Jacques Chirac, c'est clair et net : la "directive Bolkestein" a vécu. Lors de sa conférence de presse du sommet européen de Bruxelles, le chef de l'Etat a en effet confirmé que les 25 avaient conclu un accord sur la nécessité de revoir en profondeur la directive sur la libération du marché des services.
Selon lui, cet accord équivaut à un retrait" pur et simple puisque la France et d'autres pays, notamment l'Allemagne et la Suède, excluent l'idée de maintenir le "principe du pays d'origine", à l'origine de la polémique, dans la refonte à venir. Il appelle donc l'exécutif européen a proposer "une nouvelle directive".
"Nous aurions pris cette décision"
Jacques Chirac affirme cependant être prêt "à étudier les modalités d'une ouverture du marché des services, à condition que ce soit un marché qui permette de tirer tout le monde vers le haut et non vers le bas". Il estime qu'une telle ouverture profiterait à la France, "premier exportateur de services en Europe".
De son côté, José Barroso, le président de la Commission, sougigne que la refonte du texte n'est pas liée au référendum en France. "Même sans le débat en France, nous aurions pris cette décision. Nous n'avons pas changé à cause de la situation d'un pays", a-t-il noté. "Ma Commission a maintenu ce qu'elle a annoncé dès le début", a-t-il insisté, rappelant qu'il avait depuis longtemps indiqué qu'il était prêt à amender la proposition de directive Bolkestein. "Personne au Conseil (européen) n'a proposé le retrait de la directive. La question est de savoir comment prendre en compte certaines inquiétudes. Si nous avions retiré la directive, nous aurions perdu l'élan", a-t-il conclu.
Le référendum n'est pas "un plébiscite" |
Concernant le référendum sur la Constitution européenne, Jacques Chirac a souligné qu'il s'agit d'une question européenne. Ce n'est pas l'alternance, ce n'est pas un plébiscite". Il a également annoncé qu'il s'adresserait "le moment venu" aux Français pour faire valoir que "la France a tout à gagner et rien à perdre avec la Constitution européenne".
(Image : Jacques Chirac mercredi à Bruxelles/DR)
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