Les deux surfeurs français vivants

le 30 mars 2005 à 11h22 , mis à jour le 31 mars 2005 à 11h14

Trois jours après un séisme qui a fait plus de 620 morts dans le nord-ouest de l'Indonésie, les deux Français ont pu donner des nouvelles. L'espoir s'amenuise de retrouver des survivants.

Indonésie © DR

Les deux jeunes surfeurs français portés disparus après le séisme qui a frappé lundi l'île de Nias (Indonésie) ont été retrouvés sains et saufs. Dix autres étrangers ont également doné signe de vie des dernières heures. On craignait que ils soient au nombre des 620 personnes qui ont perdu la vie dans le tremblement de terre au large de Sumatra. "Ils étaient dans le sud de l'île de Nias et n'avaient pas de moyen de communication pour se signaler, ce qui explique qu'on a mis du temps à avoir de leurs nouvelles", a expliqué une diplomate français.

Fou de surf et de "vagues ultimes",  Thomas Lafon, âgé de 25 ans, était parti en décembre avec un ami Erwan Lafitte, pour six mois en Indonésie. Le 26 décembre, lors du tsunami qui a fait 270.000 morts, dont 220.000 dans la même région d'Indonésie, les deux surfeurs se trouvaient déjà dans la région de Sumatra. Ils se trouvaient depuis huit jours sur l'île de Nias qui a été frappée  lundi par un nouveau séisme.

Nouveau bilan

Six cents personnes ont été tuées sur l'île de Nias, 15 sur l'île voisine de Simeulue et neuf sur Sumatra et les îlots de Banyak, a indiqué une porte-parole de l'ONU. Simeulue et Nias sont situées au large de Sumatra, de part et d'autre de l'épicentre du séisme. Le précédent bilan était de 518 morts mais le vice-président Yusuf Kalla a de nouveau estimé mercredi que quelque 2000 personnes pourraient avoir péri.

Le chef d'Etat indonésien Yudhoyono, qui avait annulé une visite historique en Australie en apprenant la nouvelle du nouveau tremblement de terre, a décollé jeudi matin de la capitale Jakarta, accompagné de responsables de la police et de l'armée. Il doit se rendre dans la ville de Sibolga, sur l'île de Sumatra, d'où il prendra un hélicoptère pour l'île de Nias, située au large de Sumatra. Le président doit y passer la nuit de jeudi à vendredi avant de rentrer à Jakarta.

Impatience

Nias, qui abrite 700.000 habitants, a payé le plus lourd tribut à la catastrophe, en raison de sa proximité de l'épicentre du séisme, d'une magnitude de 8,7 sur l'échelle de Richter. Les fouilles tentaient jeudi de s'organiser, après plusieurs incendies importants qui se sont déclarés mercredi dans la ville principale de l'île de Simeulue, provoquant d'importantes destructions. Le manque d'équipements lourds pour dégager des survivants ralentissait les recherches mais n'a pas empêché des pompiers français de secourir mercredi une femme qui avait passé 39 heures dans les ruines de sa maison. D'autres utilisaient des outils rudimentaires à la recherche de parents ou amis.

La mauvaise météo compliquait également l'acheminement des denrées de premières nécessité qui doit se faire par hélicoptères depuis Sumatra, l'aéroport de Nias étant impraticable. Plusieurs jours après la catastrophe, la population commençait à montrer des signes d'impatience. Quelque 500 personnes ont tenté de prendre d'assaut mercredi la résidence d'un responsable de la ville principale, Gunung Sitoli, où des camions de vivres étaient garés.

le 30 mars 2005 à 11:22
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