© INTERNEMahmoud Abbas a donc réussi à convaincre les groupes armés palestiniens. Depuis mardi soir, il essayait de leur faire accepter un arrêt de toutes les hostilités contre Israël lors d'une réunion qui se tenait au Caire. Les treize factions, notamment le Hamas et le Jihad islamique, se montraient cependant très réticentes et souhaitaient seulement une accalmie de trois mois.
Mais elles se sont finalement rangées du côté du président palestinien en "s'accordant sur un programme politique jusqu'à la fin de l'année en cours stipulant leur engagement à respecter l'atmosphère d'accalmie régnant actuellement, contre un arrêt des agressions contre notre peuple". En clair, les groupes armés palestiniens s'engagent à respecter la trêve si Tsahal ne mène pas d'actions hostiles contre eux. Le Hamas précise néanmoins qu'il lie le maintien de la trêve contre un engagement israélien au retrait de plusieurs villes et à la libération de prisonniers.
Israël a réagi en s'engageant à ne plus lancer d'"opérations offensives" contre des groupes armés palestiniens aussi longtemps que ceux-ci respecteront l'accalmie. Le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, a ensuite qualifié de "premier pas positif" la déclaration du Caire. Il souligne cependant que "les organisations terroristes ne peuvent continuer à exister en tant que groupes armés et a fortiori en tant qu'organisations terroristes" pour que le processus de paix israélo-palestinien progresse.
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