
Un mois et demi après le scrutin historique du 30 janvier dernier, les 275 députés de l'Assemblée nationale irakienne chargée de rédiger une Constitution, se sont réunis mercredi matin pour la séance d'inauguration. Quelques minutes avant le début de leurs travaux, des tirs de mortier ont été entendus à proximité du bâtiment, pourtant situé dans la "zone verte", le secteur ultra-protégé de Bagdad.
Dans la salle du Palais des congrès, une immense bannière avec le verset du Coran "Réglez vos affaires par la consultation" était accrochée au dessus de la carte de l'Irak, où était écrit en arabe et en kurde "Assemblée nationale". De chaque côté de la tribune, se trouvaient des drapeaux irakiens et des bouquets de fleurs. Le premier orateur a affirmé que la réunion marquait un "évènement historique qui suit des décennies d'oppression".
Toujours pas d'accord
Cette réunion, présidée par le doyen d'âge, était néanmoins uniquement protocolaire. Faute d'un accord entre les principales forces politiques les députés ne choisiront, pas comme prévu, ni leur président, ni le Conseil présidentiel, la plus haute instance de l'Etat.
En dépit de multiples rencontres, les deux principales formations, l'Alliance irakienne unifiée (AUI), soutenue par le clergé chiite, qui occupe 176 sièges, et le groupe kurde qui a 77 députés, n'ont en effet pas réussi à se mettre d'accord. Les Kurdes briguent la présidence et les chiites le poste de Premier ministre. En revanche, les sunnites qui ont toujours tenu les rênes du pouvoir et qui ont boycotté les dernières élections, devront se contenter de postes de deuxième ordre.
(photo : la salle de l'Assemblée)
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