
Les Américains ne savaient pas que Giuliana Sgrena avait été libérée par les Italiens. Le général, Mario Marioli, commandant adjoint du corps multinational en Irak, a déclaré avoir reçu à deux reprises l'ordre de ne pas aviser l'allié américain de l'opération. Il l'a expliqué aux magistrats romains qui enquêtent sur la mort de l'agent Nicola Calipari, tué par des tirs américains le 4 mars près de Bagdad.
Selon La Repubblica, le général Marioli a déclaré s'être entretenu à deux reprises avec Calipari lui-même. "Je lui ai signalé que [tenir les Américains dans l'ignorance] pouvait entraîner une attente d'un quart d'heure au check-point à l'entrée de l'aéroport", a expliqué Marioli dans le cadre des investigations.
"Cannibalisme"
A ce propos, Giuliana Sgrena a dit vendredi n'avoir "aucune confiance" dans l'enquête diligentée conjointement par les autorités américaines et italiennes. "Je me sens accusée d'avoir été enlevée et d'avoir été libérée. Je m'en suis sortie et je me sens victime de cannibalisme", a-t-elle encore expliqué.
Des déclarations qui lui ont valu un sermon du ministre italien de la Justice, Roberto Castelli. Giuliana Sgrena "s'exprime imprudemment, elle a agi imprudemment. Elle a causé d'énormes problèmes au gouvernement et aussi des deuils qu'il aurait mieux valu éviter", l'a accusé ce membre de la Ligue du nord, parti populiste membre de la coalition gouvernementale.
(Image d'archive : Giuliana Sgrena)
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