Pour limiter la médiatisation des débats, la justice a interdit, contrairement à l'habitude, la présence des caméras dans la salle. Les médias doivent donc se contenter de dessins.L'avocat de Michael Jackson, Thomas Mesereau, qui mène depuis mardi devant le tribunal californien de Santa Maria le contre-interrogatoire de l'adolescent qui accuse la star d'abus sexuels, a tenté de mettre mercredi en lumière les contradictions entre les déclarations que ce témoin-clé a fait à la police, devant la chambre d'accusation de Santa Barbara et devant le tribunal.
"Vous avez raconté à la police que votre frère était sur le côté, et que Jackson se frottait contre lui (...) Ce n'est pas ce que vous avez dit au jury hier", a lancé l'avocat. "J'étais nerveux quand j'étais interrogé par la police", a répondu le jeune garçon. "Alors juste parce que vous étiez nerveux, vous n'avez pas respecté les faits ?", a lancé l'avocat. "Oui", a admis le jeune garçon, assis sur le banc des témoins. Autre exemple, destiné pour l'avocat à mettre en doute l'accusation selon laquelle Michael Jackson faisait boire du vin aux enfants : "A Santa Barbara, devant le grand jury vous avez dit que vous pouviez aller dans la cave et que vous saviez où la clé était", dit-il. Le jeune homme répond qu'il ne se souvient pas bien. L'avocat lui apporte une retranscription des témoignages. Comme à chaque fois qu'il est en difficulté face à l'avocat, le jeune garçon ne se laisse pas perturber et reste enfermé dans son silence.
"Quelqu'un vous a-t-il demandé de mentir ?"
Mardi, Thomas Mesereau lui avait fait admettre qu'il avait menti sous serment lors d'une plainte déposée par sa mère contre un grand magasin lorsqu'il avait assuré que ses parents ne se querellaient jamais et que son père ne le battait pas. "Quelqu'un vous a-t-il demandé de mentir ?", avait enchaîné la défense, qui présente la mère comme une spécialiste des dépôts de plaintes potentiellement lucratives, qui manipule ses enfants afin de gagner de l'argent. Dans une affaire qui repose surtout sur les accusations de la victime présumée et sur celles de son frère comme unique témoin visuel, la défense s'attache à mettre en doute la crédibilité de cette famille et de ses témoignages, en menant des contre-interrogatoires méthodiques de chaque témoin.
Avant l'entrée en scène de l'avocat de la défense, le garçon avait assuré lundi avoir été témoin à deux reprises d'abus sexuels commis, selon lui, par Michael Jackson, dans sa chambre de sa propriété de Neverland, sur son frère alors âgé de 13 ans, à deux jours d'intervalle début 2003.
Photo d'ouverture : crayonné d'une audience au tribunal de Santa Maria, les caméras étant interdites
Retour MYTF1
Chargement en cours...




