© DRLe redéploiement des troupes syriennes au Liban devrait débuter lundi après le conseil supérieur syro-libanais prévu à Damas. C’est ce qu’a annoncé dimanche Abdel Rahim Mourad, le ministre libanais de la Défense démissionnaire. Le repli syrien commencera par la Békaa, à l’Est du Liban.
Co-présidé par les chefs d’Etat du Liban et de la Syrie, ce sommet libano-syrien regroupe les Premiers ministres des deux pays, ainsi que les ministres des Affaires étrangères et de la Défense. Les présidents libanais et syrien, Emile Lahoud et Bachar al-Assad, vont se réunir pour discuter des modalités du retrait syrien en deux temps du Liban. Le président syrien a annoncé samedi devant le Parlement le redéploiement de toutes les forces syriennes stationnées au Liban vers la Békaa, puis vers la frontière syrienne.
Le Hezbollah appelle à manifester
![]() |
| A Beyrouth, une manifestante contre l'occupation syrienne (LCI) |
Le chef du Hezbollah libanais, lui, a affirmé dimanche que les alliés libanais de la Syrie allaient manifester mardi à Beyrouth pour dénoncer les ingérences étrangères et pour exprimer leur reconnaissance à Damas.
Cheikh Nasrallah a également appelé à protester contre la résolution 1559 de l'ONU stipulant un retrait syrien immédiat et total du Liban et la dissolution des milices libanaises et non libanaises (palestiniennes). Le Hezbollah est la seule milice encore armée au Liban. Le chef du Hezbollah a exprimé sa condamnation des "ingérences des Etats-Unis, de l'Europe, notamment celle de la France et d'autres pays dans les affaires libanaises".
Il a par ailleurs affirmé qu'Israël allait se retirer prochainement du secteur controversé des fermes de Chebaa, à l'intersection des frontières du Liban, de la Syrie et de l'Etat hébreu. Israël avait conquis ce territoire de 22 km carrés sur la Syrie en 1967. Beyrouth revendique ce secteur depuis le retrait unilatéral israélien du Liban sud qui a mis fin en mai 2000 à 22 ans d'occupation. Le Hezbollah, appuyé par Damas et Beyrouth, s'est arrogé le droit de libérer ce secteur par les armes.
Bachar al-Assad : "Je ne suis pas Saddam Hussein, je veux coopérer" |
Dans un entretien au magazine américain Time publié dimanche, le président syrien demande : "S'il vous plaît, envoyez ce message : Je ne suis pas Saddam Hussein. Je veux coopérer".Bachar al-Assad insiste sur le fait que la Syrie a beaucoup souffert de la mort de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, dont l'assassinat le 14 février dans un attentat à Beyrouth a débouché sur une multiplication des appels internationaux à la Syrie pour qu'elle retire ses troupes du Liban. Interrogé sur les responsables de la mort d'Hariri, Assad dit : "La question la plus importante, c'est qui avait intérêt à cela". "En tant que président, je peux vous dire tel et tel pays. Mais ceux qui en ont le plus souffert ? La Syrie. La Syrie est le plus grand perdant. Les Libanais évidemment, ont perdu... mais la Syrie a perdu davantage".
(Militaires syriens au Liban/archives/DR)
Retour MYTF1

Chargement en cours...




