Un sommet sous la marque "Bolkestein"

Par F.A., le 21 mars 2005 à 17h31 , mis à jour le 21 mars 2005 à 17h41

Le sommet européen de Bruxelles, qui se tient mardi et mercredi, sera dominé par la controverse sociale et politique qui agite l'UE autour de la "directive Bolkestein". Jacques Chirac a fait part lundi de ses quatre "priorités" sur la révision du texte.

europe drapeau tete anonyme

France, Allemagne, Belgique et Suède d'une part, "nouveaux pays" de l'Est et José Barroso, le président de la Commission d'autre part : en pleine polémique sur la "directive Bolkestein", le sommet européen de Bruxelles de mardi et mercredi s'annonce tendu entre partisans et opposants au texte sur la libération des services dans l'Union européenne.

Le problème, qui sera examiné mercredi, devrait occulter les autres sujets, notamment la validation des nouvelles normes du pacte de stabilité adoptées dimanche soir.

"Il n'y a pas que la France en Europe"

Après s'être vivement opposé au projet la semaine dernière, Jacques Chirac a fait savoir que la France avait désormais "quatre priorités" sur sa révision. "Il faut garantir des conditions de concurrence loyale ; il faut écarter toute disposition permettant un dumping social et assurer l'harmonisation vers le haut ; il faut travailler dans le respect de la diversité culturelle et il faut enfin exclure du champ de la directive ce qui concerne les services publics" a indiqué l'Elysée lundi dans un communiqué.

José Barroso a vivement répliqué à l'occasion de la traditionnelle conférence de presse tenue par la Commission la veille d'un sommet. "Nous sommes 25, je crois, et je ne peux pas prendre des décisions en pensant à un seul pays" a-t-il lancé dans une allusion non voilée à la France. "Je crois qu'il y a là un malentendu et je pense que les hommes politiques français peuvent contribuer à corriger ce malentendu, a-t-il expliqué, en réaffirmant être prêt "à réviser certains des aspects" de la directive, sans remettre en cause son objectif. "Il peut y avoir une directive services avec ou sans Constitution. S'il y a confusion dans l'opinion publique française, ce n'est pas la responsabilité de la Commission" a encore lancé l'ancien Premier ministre portugais.

Par F.A. le 21 mars 2005 à 17:31
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