Silvio Berlusconi annonçant sa démission aux sénateurs italiens © DRSilvio Berlusconi a présenté samedi la liste de son nouveau gouvernement à l'issue d'un entretien avec le président de la République Carlo Azeglio Ciampi. Changement notable : le retour de l'ancien ministre de l'Economie et des Finances Giulio Tremonti (Forza Italia, FI), que l'actuel ministre des Affaires étrangères Gianfranco Fini avait fait limoger en juillet 2004. Tous les deux occuperont la fonction de vice-président du Conseil, Gianfranco Fini (leader du parti Alliance Nationale, AN) demeurant à la tête de la diplomatie italienne.
Tous les grands portefeuilles conservent les mêmes titulaires. Le centriste Rocco Buttiglione, président de l'UDC, précédemment ministre des Affaires européennes, prend le portefeuille de la Culture en remplacement de Giuliano Urbani (FI). Francesco Storace (AN), président de la région Latium battu par la gauche aux élections régionales des 3 et 4 avril, entre au gouvernement avec le portefeuille de la Santé à la place d'un technicien, Girolamo Sirchia (sans étiquette). Claudio Scajola, un des dirigeants de membre Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi, ancien ministre de l'Intérieur entre 2001 et juillet 2002, prend le poste de l'Industrie à la place d'Antonio Marzano (FI). Maurizio Gasparri (AN), auteur de la loi sur l'audiovisuel voulue par Silvio Berlusconi, également magnat des medias, sort du gouvernement et laisse son portefeuille à Mario Landolfi (AN).
Le nouveau gouvernement prêtera serment samedi à 18h. Au pouvoir depuis sa large victoire électorale du printemps 2001, Silvio Berlusconi avait présenté mercredi sa démission au président de la République, sous la pression de l'UDC et d'AN qui réclamaient une nouvelle équipe et un nouveau programme à la suite de la déroute du scrutin régional d'avril. Sans accepter sa démission dans l'immédiat, le président Ciampi avait demandé au Premier ministre "de rester à son poste pour expédier les affaires courantes" avant de le charger, vendredi soir, de former un nouvel exécutif. Le gouvernement bis devra faire ses preuves rapidement, les prochaines élections législatives étant fixées à mai 2006.
Les centristes favorables à un grand parti de droite |
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