L'annonce est saluée par un tonnerre de cris et d'applaudissements. © LCIL'annonce de l'élection de l'Allemand Joseph Ratzinger à la tête de l'Eglise catholique, qui a pris le nom de Benoît XVI, a été accueillie par une ovation de la foule réunie place Saint-Pierre ; mais des réactions négatives ont rapidement nuancé l'élan d'enthousiasme. De nombreux sifflements de colère ont été perçus parmi les quelque 100.000 à 200.000 personnes présentes au Vatican et certains ont également quitté les lieux juste après l'apparition du nouveau pape.
"C'est un retour en arrière"
Donatella, une étudiante de 23 ans venue avec plusieurs amis, n'a pas attendu longtemps avant de remballer ses affaires et repartir dans les rues de la capitale italienne. "On n'est pas très satisfaits", dit cette jeune fille qui se présente comme une "fan de Jean Paul II". "On attendait (le cardinal italien Carlo Maria) Martini", dit-elle dépitée. Carlo Maria Martini, 78 ans, ancien archevêque de Milan, était considéré comme un des chefs de file du courant "progressiste" au sein du conclave des 115 cardinaux.
"On va vers un durcissement du dogme", regrette pour sa part Nicola Froggio, qui enseigne la religion. "C'est un retour en arrière, même si l'on peut espérer qu'un homme change quand il devient pape", ajoute ce Romain de 60 ans. Sur la place Saint-Pierre, Say McGettigan, une étudiante californienne de 20 ans, n'est pas rassurée par le nouveau pape. "Ratzinger est fortement conservateur et il est susceptible de briser tous les efforts de Jean Paul II sur le dialogue intercommunautaire et interreligieux", explique-t-elle.
Photo d'ouverture : la foule réunie, mardi soir, sur la place Saint-Pierre - DR
Retour MYTF1
Chargement en cours...




