© AFPLe Premier ministre libanais désigné Nagib Miqati a formé mardi un gouvernement restreint chargé principalement d'organiser des législatives cruciales, "dans les délais constitutionnels si possible", comblant ainsi un vide politique de près de deux mois. Nagib Miqati, désigné vendredi, a formé un cabinet de 14 ministres, qui ne sont pas candidats aux prochaines élections, prévues en principe avant la fin de la législature actuelle le 31 mai, après l'adoption d'une loi électorale.
Deux ministres du précédent cabinet, Mahmoud Hammoud aux Affaires étrangères et Mohammad Khalifeh à la Santé, ont conservé leurs postes. Mahmoud Hammoud ainsi que les nouveaux ministres de la Défense, Elias Murr, et de l'Information et du Tourisme, Charles Rizk, sont des proches du chef de l'Etat Emile Lahoud. "Le gouvernement regroupe toutes les parties. Aucun ministre n'est candidat aux législatives", a souligné le Premier ministre devant la presse, en annonçant son cabinet à l'issue d'entretiens avec le chef de l'Etat et le président du Parlement Nabih Berri, deux alliés de la Syrie. "Après les élections, il y aura un gouvernement d'union nationale", a ajouté cet homme d'affaires et ex-ministre qui entretient de bonnes relations avec Damas et jouit d'un large consensus au sein de la classe politique libanaise.
La France propose une assistance pour superviser le scrutin
Nagib Miqati avait entamé la veille ses consultations parlementaires, et malgré les divergences au sein même de l'opposition sur le type de gouvernement souhaité, les blocs parlementaires pro-syriens et de l'opposition se sont déclarés prêts à lui faciliter la tâche. Il avait indiqué pendant ses consultations qu'il préférait un "gouvernement restreint constitué de personnes compétentes mais n'appartenant pas à des partis politiques". Sa désignation comme Premier ministre a été obtenue après qu'il se soit engagé auprès de l'opposition à organiser rapidement le scrutin et à suspendre les puissants chefs des services de sécurité ainsi que le procureur général, Adnane Addoum. Elle est intervenue après le désistement d'Omar Karamé qui n'a pas été en mesure de former un gouvernement en raison de divergences parmi les partis pro-syriens et l'hostilité de l'opposition.
La diplomatie internationale reste aussi mobilisée pour la tenue des législatives dans les temps. L'ambassadeur de France Bernard Emié et celui des Etats-Unis Jeffrey Feltman ont insisté sur ce point auprès des dirigeants libanais. Bernard Emié a souligné lundi la disposition de la France "à fournir une assistance sous la forme d'observateurs internationaux" pour superviser le scrutin.
Photo d'ouverture : le Premier ministre libanais désigné Nagib Miqati - AFP
Retour MYTF1
Chargement en cours...




