Les médias mobilisés pour Florence et Hussein

Par AFP, le 14 avril 2005 à 19h12 , mis à jour le 15 avril 2005 à 22h09

Logos à la télévision et à la une des journaux, jingles à la radio, les médias français ont affiché toute la journée de vendredi une solidarité sans faille pour les 100 jours de captivité de la journaliste Florence Aubenas et de son guide irakien Hussein Hanoun.

aubenas hanoun © RSF

Pour Serge July, le directeur du journal Libération, la mobilisation a été "exceptionnelle". Robert Ménard, qui dirige depuis 20 ans Reporters Sans Frontières (RSF), a affirmé que "jamais il n'y avait vu en France ou ailleurs dans le monde une telle mobilisation pour des journalistes. Tout le monde a joué le jeu sans hésitation". Logos à la télévision et à la une des journaux, jingles à la radio, les médias français ont affiché toute la journée de vendredi une solidarité sans faille pour les 100 jours de captivité de la journaliste Florence Aubenas et de son guide irakien Hussein Hanoun.

Le logo, "Florence, Hussein, 100 J de captivité", était à la une de nombreux journaux comme Le Figaro, Le Monde, la Croix, Les Echos, la Correspondance de la presse ou Le Progrès de Lyon. Les chaînes de télévision, dont plusieurs ont retransmis dans la matinée les obsèques du prince Rainier de Monaco, étaient au diapason qu'elles soient généralistes comme TF1, France 2, France 3, Canal Plus, M6, sur le câble ou la TNT de Paris Première, à LCI, Histoire.

"Libérez-les!"

Les titres des quotidiens étaient généralement sobres - "Florence et Hussein otages depuis 100 jours" (Sud-Ouest), "Cent jours déjà" (la Voix du Nord), "Cent jours sans eux" (La dépêche du midi), "Florence Aubenas, Hussein Hanoun, les 100 jours" (les Dernières Nouvelles d'Alsace, La Provence). "Libérez-les", a exigé l'Humanité à sa une tandis que Libération a fait le compte: "Cent jours sans eux". Enfin Ouest-France a interrogé la soeur de la journaliste otage. Le Monde a publié un message de sa mère, Jacqueline Aubenas et une lettre de l'ancienne journaliste otage italienne Giuliana Sgrena.

De minuit jusqu'à 24h00, les radios, de RTL à France-Info, ont diffusé le même jingle, réalisé par Radio France, pour lequel le journaliste Christian Chesnot, ancien otage en Irak, a prêté sa voix pour lire le texte suivant: "aujourd'hui c'est le centième jour de captivité pour Florence Aubenas et Hussein Hanoun. Ne les oublions pas". A 20h30, 100 textes devaient être lus en direct et en public sur France Culture à l'occasion de la sortie du livre "Cent jours Sans", publié par le Comité de soutien aux otages. Parmi les auteurs figurent notamment Marie Desplechin, Marie Darrieussecq, Mathieu Lindon, Christine Angot etc.

"24 heures"

D'autres actions de soutien ont eu lieu comme à Paris, où les 170 panneaux lumineux de la ville ont égréné des messages de soutien anonymes ou signés. "Tenez bon, tôt ou tard vous serez libres", dit l'un d'entre eux. Les Musulmans du 15e ont écrit: "l'espoir fait vivre aussi on vous dit de tout coeur à bientôt: inchallah".

La mobilisation se poursuivra samedi. A midi, de nombreux lâchers de ballons pour réclamer la libération de Florence et Hussein, auront lieu dans beaucoup de villes: Lille, Strasbourg, Albi, Cahors, Carcassonne, Montauban, Perpignan, Tarbes, Besançon, Belfort, Metz ou Toulouse. La région Franche-Comté envisage de son côté de faire décoller des montgolfières. Lundi, les directeurs de rédaction des médias français se réuniront au siège de TF1, afin de réfléchir et préparer un "24 heures" pour Florence Aubenas et Hussein Hanoun.

(Florence Aubenas et Hussein Hanoun/RSF)

Par AFP le 14 avril 2005 à 19:12
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