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Face à la crise des vocations et aux désaffections des églises, l'Eglise catholique doit-elle rester sur la même ligne conservatrice impulsée par Jean Paul II sur les questions de société ou, au contraire, s'ouvrir et s'adapter au monde moderne ? C'est peut-être la question-clé de l'élection.
La réponse découle en fait du long pontificat de Jean Paul II : tout au long de ses 26 ans au Vatican, il a nommé 113 des 115 participants du nouveau conclave. Ce dernier aura donc une allure très "vojtylienne" avec une majorité de cardinaux-électeurs portant l'étiquette "conservateur". Le but de Jean Paul II était clair : que son successeur assure la continuité avec sa philosophie. Dans ce cas de figure, Mgr Josef Ratzinger, doyen du Sacré Collège, rescapé de l'époque Paul VI, serait le meilleur garant de l'orthodoxie.
Le courant réformateur ne désespère pas cependant de faire adopter ses vues, notamment celle de la "mondialisation de la solidarité" et du "débat au sein de l'Eglise". Minoritaires, les progressistes sont néanmoins représentés parmi les "papabile" avec le Hondurien Oscar Andres Rodriguez Maradiaga.
Le jeu des alliances aidant, le nouveau pape devra sûrement plaire aux deux courants. Apprécié à la fois des conservateurs pour ces positions sur les questions éthiques mais aussi des réformateurs pour sa mobilisation envers les démunis, Mgr Dionigi Tettamanzi, l'archevêque de Milan, pourrait être ce pape de compromis.
Dernier volet : pape "gestionnaire" ou voyageur ?
(photo : le plan du Vatican)
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