
Cliquez ici pour voir les visages des principaux "papabile"
Cliquez ici pour voir le fonctionnement du conclave
En 26 ans de pontificat, Jean Paul II, qui se faisait un devoir de prêcher la bonne parole dans le monde, a multiplié les voyages -104- et a visité au total 130 pays. Si les fidèles et les médias raffolaient de ces périples, ils n'étaient pas forcément perçus de la même manière à Rome. "Le pape n'est pas le président des évêques catholiques du monde, ni d'une sorte d'ONU catholique" fait remarquer un vaticaniste, cité par Le Monde.
Pour beaucoup, plus qu'un "pasteur universel de l'Eglise", le pape est en effet avant tout l'évêque de Rome. Le Sacré Collège pourrait donc être tenté d'élire un pape qui se concentrerait essentiellement sur l'administration et une gestion en douceur de la Curie, tout en menant une diplomatie souple et discrète. Des qualités reconnues à deux "papabile" : Mgr Angelo Scola et Mgr Dionigi Tettamanzi seraient tous deux ce "fonctionnaire" et "prélat de l'appareil". Le fait que le second ne parle aucune langue étrangère serait également moins handicapant.
Si cette solution favorise évidemment un Italien, être non-italien ne serait pas éliminatoire –on l'a vu en 1978 avec Karol Wojtyla-, à condition de parler la langue de Dante.
L'autre optique, celle d'un "pape de terrain", présente également ses intérêts : influencer et évangéliser les non-croyants et endiguer la "concurrence" des autres religions ou des sectes. Surtout, il semble difficile, après l'épisode Jean Paul II, d'avoir un pape qui resterait cloîtré au Vatican. Cette vision d'une Eglise mondialisée offre ses chances à beaucoup de cardinaux, notamment ceux issus du tiers-monde. Mais aussi à Mgr Tettamanzi, l'un des seuls "papabile" à conjuguer à la fois les qualités de "gestionnaire" et de "pasteur'.
(photo : la chapelle Sixtine, lieu où se déroule le conclave)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




