© DREnfin. Les trois journalistes roumains libérés dimanche après avoir été pris en otages le 28 mars à Bagdad sont arrivés lundi en milieu d'après-midi à Bucarest, à bord d'un avion Hercules de l'armée roumaine. Marie-Jeanne Ion, de Prima TV, son cameraman Sorin Miscoci et Eduard Ohanesian, correspondant du journal Romania Libera, ont été accueillis à l'aéroport militaire par leurs familles, le président Traian Basescu ainsi que par de nombreux journalistes.
A la différence des trois journalistes, leur guide américain d'origine irakienne, Mohamed Munaf, enlevé en même temps qu'eux, est resté à Bagdad, où il a été "retenu" par les forces américaines, qui ont annoncé qu'il serait soumis à un interrogatoire. Selon l'ambassade des Etats-Unis à Bucarest, les enquêteurs "sont arrivés à la conclusion que Mohamed Munaf détient des informations concernant une menace imminente à l'encontre des forces multinationales de la coalition en Irak".
"Ni négociation, ni rançon"
Maîtrisant mal leur émotion, les trois journalistes, qui paraissaient être en bonne santé, ont longuement embrassé leurs proches. Deuxième à descendre de l'avion, Marie-Jeanne avait la tête recouverte du foulard jaune qu'elle portait sur la vidéo diffusée par la chaîne Al-Jazira deux jours après sa prise en otage, qui avait semé l'effroi parmi ses compatriotes.
Les trois journalistes et le président Basescu ont par la suite joint leurs mains et salué les nombreux membres de la presse et les proches venus les accueillir, avant de s'engouffrer dans un hangar militaire. Selon les autorités, les trois anciens otages devaient être placés en quarantaine aussitôt après leur arrivée. "Marie-Jeanne m'a dit qu'elle se portait bien, c'est tout ce qui compte", a déclaré à la presse sa mère, Magdalena Ion.
Les ravisseurs, se faisant appeler la "Brigade de Mouadh Ibn Jabal", avaient fixé fin avril un ultimatum à la Roumanie pour qu'elle retire ses troupes d'Irak, menaçant dans le cas contraire d'exécuter les otages. Le chef de l'Etat avait affirmé dimanche, peu après la libération des quatre personnes, que la Roumanie n'avait "ni négocié sa politique étrangère ni payé de rançon" en échange de ces libérations.
(Les trois journalistes retrouvent leurs proches/aéroport de Bucarest, lundi. DR)
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