
Après la Constitution, le budget. La seconde journée du sommet européen de Bruxelles était en effet consacrée à l'élaboration du budget de l'UE pour la période 2007-2013. Montant global, PAC, "rabais britannique" : les sujets de discorde ne manquaient pas, notamment entre la France et le Royaume-Uni.
Et l'affrontement prévisible entre Jacques Chirac et Tony Blair a bel et bien eu lieu. Les deux hommes ont en effet en grande partie campé sur leurs positions. D'un côté, le chef de l'Etat a une nouvelle déclaré que "l'avenir du chèque britannique après 2013 ne doit être en aucun cas être conditionné à une révision des dépenses agricoles". De son côté, Tony Blair a rabâché que son "rabais" "reste pleinement justifié" et "que sa "position n'a pas changé".
Suspension avant reprise
Face à cette double intransigeance, la présidence luxembourgeoise a suspendu le sommet pendant quelques heures dans le courant de l'après-midi pour tenter d'arracher un accord dans des négociations bilatérales.
Un peu avant la reprise, intervenue à 20h, la France a légèrement assoupli sa position en proposant, non plus la suppression du "rabais britannique", mais son simple gel à son niveau annuel actuel, soit 4,6 milliards d'euros. Refus catégorique de Tony Blair.
Bref, le sommet, qui devait s'achever dans la soirée, s'est poursuivi avec le spectre d'un échec.
| L'Europe pas assez protectrice, selon Sarkozy |
Il a également critiqué la politique du commissaire européen au Commerce Peter Mandelson, estimant que l'ouverture du marché européen à la Chine ne s'était pas faite sur la base de la réciprocité. "Je suis pour la réciprocité. 'Tu ouvres, j'ouvre. Tu fermes, je ferme'", a-t-il déclaré, ajoutant que la Chine devait faire le premier geste. "Nous, on ouvre d'abord. On envoie Mandelson, qui constate les dégâts. le temps que ça aille de son cerveau à sa plume, il s'est passé des mois. Le temps que ça aille de sa plume à la décision, il se passe encore des mois. Et le temps que la décision passe du principe à la réalité, encore des mois. Ces mois ce sont des dizaines de milliers d'emplois qui sont délocalisés et qui sont détruits. Ce n'est pas l'Europe que nous voulons", a-t-il ironisé, plaidant pour la mise en place d'une préférence communautaire en matière commerciale. |
(photo : Tony Blair et Jacques Chirac, ce matin)
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