Controverse entre ex-otages

le 12 juin 2005 à 16h57 , mis à jour le 12 juin 2005 à 20h13

Deux des ex-otages roumains en Irak ont affirmé dimanche qu'ils avaient partagé, pendant un mois et demi, la captivité de Florence Aubenas avant d'être eux-mêmes libérés. Mais cette dernière a démenti après son arrivée à Villacoublay.

L'hommage de la journaliste roumaine Marie-Jeanne IonAutre révélation, un peu plus tard dans l'après-midi : la journaliste roumaine Marie-Jeanne Ion, elle-même ancienne otage en Irak, indique qu'elle a partagé sa détention pendant un mois et demi avec sa consoeur française et rend hommage à la force de caractère qu'elle a manifestée durant tout ce temps. © DR

Très discrets, depuis leur libération et leur retour en Roumanie, sur les conditions de leur détention, deux des trois journalistes roumains qui avaient été pris en otages en Irak ont affirmé dimanche qu'ils avaient partagé la captivité de Florence Aubenas pendant un mois et demi. Dès l'annonce de la libération de leur consoeur française, Marie-Jeanne Ion et Sorin Miscoci ont fait part de leur joie à savoir que celle qu'ils considéraient comme leur anciennce co-détenue avait quitté sa prison, ne tarissant pas d'éloges sur son attitude durant leurs épreuves communes.

"Nous sommmes incroyablement heureux de sa libération, car nous avons partagé le même lieu de détention pendant près d'un mois et demi, à partir du 1er avril", a ainsi déclaré Marie-Jeanne Ion sur la chaîne roumaine Realitatea TV. "Pendant tout ce temps, Florence a été extraordinaire. Elle nous a constamment encouragés. Elle a une force fantastique", a-t-elle ajouté. Sorin Miscoci a pour sa part exprimé son "immense bonheur", après la libération de Florence Aubenas, précisant que "notre discrétion sur les conditions de la captivité s'explique justement par l'espoir que nous avions de voir Florence en liberté".

Un témoignage élogieux sur l'attitude de Florence Aubenas... Le problème est que la principale intéressée, dimanche soir, dès son arrivée sur le sol français, a démenti avoir été emprisonnée avec les journalistes roumains. A une question des journalistes qui l'attendaient sur l'aéroport militaire de Villacoublay sur le fait de savoir si elle avait partagé sa captivité avec les Roumains, Florence Aubenas a répondu après avoir marqué une longue hésitation : "non".

Photo d'ouverture : la journaliste roumaine Marie-Jeanne Ion évoquant sa captivité commune avec Florence Aubenas - DR

le 12 juin 2005 à 16:57
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4 Commentaires

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  • JLB, le 13/06/2005 à 10h38

    Cher Poe de Paris, sachez que je partage absolument pas votre point de vue. Le témoignage des journalistes sur de tels évènements est l'une des seules chances que nous ayons de ne pas être totalement aveuglés par la propagande (en l'occurence pro ou anti américaine). En recoupant l'ensemble des informations ainsi remontées par les journalistes, vous devez pouvoir vous faire une idée sur la réalité des évènements auquel il se rapporte. L'histoire est pleine d'exemples de ce type et nous devrions plutôt saluer et remercier ses femmes et ses hommes pour leur courage. Je ne suis vraiment pas convaincu que leurs seules motivations soient la cupidité et/ou la soif de célébrité. Merci à eux.

  • Dominique, le 13/06/2005 à 09h11

    Je suis également content de sa libération mais je me pose une question. Pourquoi le occidentaux ne manifestent pas le même soutient pour les Iraquiens innocents détenus pas les maéricains dans des prisons secrètes(prisons fantômes) ? N'est-ce pas du kidnaping ? Si Hussein avait été enlevé seul, aurait-il bénéficié du même soutient de la part des Français ?

  • Laurence, le 12/06/2005 à 20h23

    Florence Aubenas en dira probablement plus quand elle en aura fini avec les questions de la DGSE.Pour l'instant je pense qu'elle doit avoir envie de se retrouver avec les siens et loin des questions et des caméras.Après plus de 5 mois de détention elle en a surement plus besoin que de tout autre chose.

  • Poe, le 12/06/2005 à 18h54

    Je suis trés heureux que florence et hussein soient en vie. Mais comme dirait un de mes vieux maitre qu'allaient t'ils donc faire dans cette galère . La soif de notoriété devrait avoir une limite et je pense que notre gouvernement contre de journaliste assoiffé de prix poullizer devrait au moins établir quelque règle pour qu'a l'avenir des journalistes aventureux ne soient plus tentés de vouloir jouer les martyrs pour quelques euros de plus . Merci de me publier

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