© afp- LES ACTEURS DU SOMMET
- "La présidence luxembourgeoise, lentement mais heureusement, touche à sa fin. Après-demain (lundi), nous irons à Washington pour expliquer en détail au président des Etats-Unis la vigueur et la force de l'Europe" (Jean-Claude Juncker, Premier ministre luxembourgeois et président en exercice de l'UE)
- "Les gens vous diront que l'Europe n'est pas en crise. L'Europe est dans une crise profonde... L'affaiblissement de l'Europe se fera dans un processus lent, rampant, imperceptible, dont les autres s'apercevront plus vite que les Européens (Juncker)
- "L'Union européenne n'a rien gagné, du fait de l'attitude des Pays-Bas et surtout de la Grande Bretagne, et ceci est exprimé par moi avec beaucoup de retenue et de diplomatie... Un morceau de la substance de l'Europe comme union politique n'a pas pu être maintenu" (Gerhard Schröder, chancelier allemand)
- "Quelques pays ont privilégié une attitude de surenchère, une attitude d'intérêt strictement national, c'est un mauvais résultat pour l'Europe" (Jacques Chirac, déplorant l'attitude du Royaume-Uni et des autres opposants à un accord)
- "Ce n'est pas parti de façon brillante" (Chirac, à propos de la future présidence britannique de l'UE)
- "La présidence britannique présente son programme le 23 juin. Je ne serai pas à l'écoute... parce que ce jour-là, c'est la fête nationale du Luxembourg" (Juncker)
- "Si vous voulez supprimer le rabais britannique, et nous sommes heureux de le mettre sur la table, il faut supprimer les raisons de son existence" (Tony Blair, Premier ministre britannique)
- "Je ne crois pas que le temps parle pour lui" (Göran Persson, Premier ministre suédois, parlant de Jacques Chirac défenseur "beau-parleur et chaleureux" de la politique agricole commune)
- "C'est un moment de renouveau... Nous devons changer de vitesse pour nous adapter au monde dans lequel nous vivons" (Blair)
- "C'est essentiellement une division entre ceux qui veulent une Union européenne qui soit capable de faire face à son avenir et ceux qui veulent une UE qui reste engluée dans le passé" (Jack Straw, secrétaire au Foreign Office, à la BBC)
- "J'ai eu honte lorsque j'ai entendu, l'un après l'autre, tous les nouveaux pays membres -- tous plus pauvres que tous les autres -- dire que dans l'intérêt d'un accord ils seraient prêts à renoncer à une partie de leurs exigences financières. J'ai eu honte" (Juncker)
- "C'était très gênant... Ils demandaient : 'S'il vous plaît, mettez-vous d'accord autour de cette table et nous sommes prêts à diminuer nos demandes'. Ce sont ceux qui sont pauvres qui étaient prêts à faire des concessions et ceux qui sont riches qui ont dit: +ben, on reçoit déjà, mais on doit avoir encore plus, c'est pas assez pour le moment" (Guy Verhofstadt, Premier ministre belge)
- "C'était émouvant... ils ont donné là une belle leçon pour l'Europe de demain" (Chirac)
- AUTRES REACTIONS
- "La première conséquence à en tirer, c'est de dire calmement, sereinement, qu'en Europe, on ne peut plus recevoir de nouveaux pays et qu'il faut suspendre l'élargissement tant que nous n'avons pas de nouvelles institutions pour l'Europe" (Nicolas Sarkozy, numéro deux du gouvernement français, ministre de l'Intérieur et président du parti majoritaire UMP)
- "L'Ouest de l'Europe est fatigué. Il ne faut pas que cet état perdure. Il faut reconnaître que l'élargissement de l'UE est d'abord une chance et que les problèmes passent seulement après" (Aleksander Kwasniewski, président polonais)
- "Hier et aujourd'hui, l'Europe a fermé pour faillite" (Roberto Maroni, ministre italien du Travail, membre du parti populiste et anti-européen de la Ligue du Nord.
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