Le Kirghizstan, petit Etat enclavé d'Asie centrale, est dirigé par Askar Akaïev depuis 1990.Bichkek, la capitale du Kirghizstan, a connu vendredi de nouvelles convulsions, telles qu'en subit régulièrement la république depuis le renversement en mars dernier du président Askar Akaïev, accusé d'avoir falsifié les résultats des législatives.
La police anti-émeutes a délogé des centaines de manifestants qui occupaient depuis le matin la Commission électorale à Bichkek pour réclamer l'enregistrement d'un homme d'affaires comme candidat à la présidentielle du 10 juillet. Un tribunal doit statuer dans la journée sur cette candidature.
Réunion d'urgence
Le millier de policiers, munis de matraques et de boucliers, a ensuite tenter de disperser les dix mille manifestants sur la place face au bâtiment, établissant un cordon devant ce dernier. Des manifestants, réclamant la démission du président par intérim Kourmanbek Bakiev, se sont alors mis à jeter des pierres sur les forces de l'ordre. Une session extraordinaire du Parlement, avec la participation de Bakiev, a été convoquée dans la journée, afin d'examiner la situation à Bichkek.
La Commission électorale avait annoncé que sept candidats étaient officiellement enregistrés pour participer au scrutin présidentiel du 10 juillet. Parmi les candidats, on compte notamment le favori et président kirghiz par intérim Kourmanbek Bakiev, l'ancien ministre de l'Intérieur Kenechbek Douïchebaïev, et l'ancien ministre de l'Education, Gaïcha Ibraguimova.
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