Les opérations de vote à Tripoli au Liban (LCI) © LCILes habitants du Liban nord se rendent aux urnes dimanche pour la quatrième et dernière étape des élections législatives, commencées le 29 mai. Il s'agit, pour les 700.000 inscrits d'élire les 28 derniers députés des 128 membres du nouveau Parlement, soit 13 députés musulmans et 15 chrétiens. Des résultats de cette dernière étape des élections se dégagera la nouvelle configuration politique de la Chambre.
Le Parlement sortant est dominé par les pro-syriens. Aujourd'hui, la donne a changé après l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, dans lequel Damas est montré du doigt, et le retrait militaire syrien du Liban fin avril. Le député sunnite Saad Hariri, fils de l'ancien chef du gouvernement, ambitionne de s'assurer la majorité avec son allié druze, le député élu Walid Joumblatt, et leurs partenaires chrétiens du rassemblement de Kornet Chehwane, appuyés par le chef de l'Eglise maronite, Nasrallah Sfeir.
21 siéges
Saad Hariri, qui a triomphé à Beyrouth il y a trois semaines, s'est rendu à Tripoli, chef-lieu du Liban nord, pour mobiliser ses partisans face à la coalition formée par le général Michel Aoun, en passe de devenir le principal leader chrétien après la victoire de sa liste et de ses alliés dans les régions chrétiennes du Mont-Liban dimanche dernier, et par des pro-syriens dont le chef de file des maronites du nord, l'ancien ministre Soleimane Frangié.
Lors des trois premières étapes de ces législatives, Saad Hariri, Walid Joumblatt et leurs alliés chrétiens ont obtenu 44 sièges, la coalition chiite Amal-Hezbollah et leurs alliés 35, le général Aoun 21. Le courant Hariri et ses alliés ont besoin de ravir 21 des 28 sièges pour obtenir la majorité au Parlement. La victoire de Michel Aoun dimanche en "pays chrétien", cinq semaines après son retour d'exil, a déjà fait perdre un pari à Hariri : celui de remporter les deux tiers des 128 sièges.
(Image LCI : dimanche matin, au Liban)
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